Le groupe Elephanz nous parle de son album

Par 29/11/2017

Le duo nantais Elephanz, composé des deux frères Jonathan et Maxime est venu nous présenter son second album éponyme sur Hotmixradio. Emmené par le single « Blowing Like A Storm », cet opus marque un tournant un peu plus électro. Découvrez-le dès maintenant dans les Instants Privilégiés !

À l’heure d’aborder l’épreuve du deuxième album, les deux frères Verleysen ont fait de leur mieux pour échapper à la malédiction qui veut qu’il s’agisse d’un moment difficile de la vie d’un groupe. Partis avec l’idée d’enregistrer la suite d’un premier album, « Time For a Change », salué unanimement, Elephanz a préféré prendre un chemin de traverse. À l’arrivée, le groupe aura su accomplir une avancée bien plus importante qu’il ne l’aurait imaginé. En cherchant à confectionner le meilleur disque possible, les deux frères se sont découverts une audace qu’ils ne soupçonnaient pas au départ.

Jonathan insista particulièrement sur la nécessité de casser les codes et de bousculer les habitudes en vigueur jusque-là au sein du duo. Une situation propice aux tensions comme aux bouleversements. C’est l’oreille tournée vers la production électronique que les deux frères ont avancé, sans pour autant renier la sensibilité pop qui avait fait le sel de leurs premières compositions. Au confort du surplace, Elephanz a préféré le doute et la remise en question permanente. Un doute plus motivant que paralysant, qui a amené la formation à se surpasser et à se surprendre au fil de la conception d’un album très attendu. Le duo s’est d’ailleurs mis au français sur quelques titres : « Au départ, Elephanz c’est surtout de l’anglais parce que c’était beaucoup plus récréatif, et comme on est un duo qui est très attentif à la mélodie et la musicalité, l’anglais s’y prêtait un peu plus au départ. Et en fait on s’est rendu compte dans la production de l’album que le français pouvait nous permettre une autre sorte de musicalité. Les mots claquaient différemment, on s’est servi du français un peu comme d’un nouvel instrument. Une fois que toute la chanson était terminée, c’était une palette supplémentaire ». Pour cet album, Maxime s’est mis à l’écriture, ce qui n’était pas le cas auparavant. Cela donne encore plus une couleur mélangée à l’album, avec des idées contradictoires, ce qui apporte une vraie alchimie.

Epuisés physiquement par des mois de route, ils ont choisi de s’isoler afin de créer. C’est en hiver, dans un petit appartement du Calvados, que les morceaux ont vu le jour. Il leur faudra près de deux années pour concevoir l’album, en deux salves distinctes: hiver puis automne 2015. C’est dans une maison à colombages sise entre Fécamp et Etretat que furent mis au point les sonorités audacieuses de chansons déjà inoubliables. Un décor pittoresque et paisible au service d’une musique sombre et riche en textures inédites. « Je pense que si on avait pas réussi à s’isoler et se recentrer, le résultat ne serait pas du tout le même. C’est vrai que c’est très difficile d’écrire en tournée car on est attentif à tout autre chose, à des choses un peu plus techniques. On était hors-saison, on avait vu sur la mer, c’était la planète Mars ».

Si certains titres ont été plus longs que d’autres à faire, « Bullitt », le bonus, a quant à lui été créé en moins d’une journée : « C’est une chanson qui a été faite après et qui sort du lot car on a passé beaucoup de temps à faire cet album. Il y a des chansons qui ont eu énormément de versions, on était jamais vraiment satisfaits, et « Bullitt » c’est une chansons qu’on a fait en une après-midi. Elle nous a fait beaucoup de bien et on a eu envie de la mettre en phase B du single car c’est le genre de chose marrante qu’on peut faire dans l’industrie du disque, sortir des phases B que personne n’a jamais entendu et qui ne sont pas sur des disques, un petit peu comme dans les années 60 ».

Une envie de faire revivre les titres sur scène

Actuellement en tournée dans toute la France, le duo cherche vraiment à faire revivre leurs titres sur scène. Pour l’occasion, ils sont accompagnés d’un batteur, un changement important : « Quand tu sors de studio, très vite tu sens que tu peux aller plus loin parce que ça ne s’arrête jamais. Le live ça permet de surprendre les gens et de pousser ta chanson plus loin, parfois même vers un genre auquel tu ne l’avais pas prédestinée. Aujourd’hui, avec les outils qu’on a, on est assistés par ordinateur, du coup il y a des boucles, des samples, ça ne s’arrête jamais. Plus il y a de possibilités et plus tu peux devenir fou, donc on a refait un travail de production du live qui est très fidèle à l’album et en même temps qui a le truc supplémentaire inhérent au fait de jouer et de devoir l’assurer sur scène. On a un batteur avec nous, et ça change tout, ça nous pousse. C’est très important de l’avoir ».

Si vous voulez les voir sur scène, rendez-vous à Lyon le 13 décembre, le 15 à Pagney, ou encore le 16 à Joue Les Tours. N’hésitez pas à vous rendre sur leur site ou leurs réseaux sociaux pour retrouver toutes les dates !

Retrouvez l’interview complète, le podcast audio et leur live sur notre site et notre chaîne Youtube, et écoutez Elephanz sur Hotmixradio New !

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