André Manoukian nous parle de son album « Apatride »

Par 04/12/2017

André Manoukian a fait un détour par les studios d’Hotmixradio pour nous présenter son nouvel album, « Apatride », tiré de son histoire personnelle et de ses origines arméniennes. Mélangeant jazz et musique traditionnelle orientale, le musicien est venu nous raconter la genèse de cet opus dans les Instants Privilégiés.

Connu du grand public pour avoir été juge dans l’émission de télévision « La Nouvelle Star », André Manoukian est de retour cette fois-ci pour nous présenter son quatrième album solo « Apatride », qu’il a mis plusieurs années à composer : « C’est vraiment mon album de piano, j’ai tout mis dedans. J’ai bossé les compositions pendant trois, quatre ans. Je voulais vraiment achever ce voyage vers l’Orient que j’ai commencé il y a une dizaine d’années avec un premier album qui s’appelait « Inkala » où je jouais ces mélodies là, cette mélodie arménienne mais d’une façon très simple, avec une contrebasse et un batteur. Il y a ensuite eu un deuxième qui s’appelait « Melanchology » où j’explorais la mélancolie et puis dans ce troisième album, j’ai eu envie d’aller sur des rythmes un peu plus festifs, donc toujours pareil, instrumental et j’ai invité une chanteuse sur deux chansons ». André Manoukian a effectivement fait appel à Lena Chamamyan, qui a posé sa voix sur deux titres de cet album : « Quand je l’ai entendu c’était d’une virtuosité incroyable, une vraie Shéhérazade. Elle est capable de vous tresser des mélodies interminables et vous, vous faites juste une note une base continue et c’est un régal ». Le musicien a utilisé son piano comme instrument principal avant d’utiliser d’autres objets pour rythmer ses titres : « J’ai eu l’impression que le piano c’était le navire autour duquel s’agrégeaient en quelque sorte tous les marins. Il y a des rythmiques, donc il y a un percussionniste iranien dont le père a sauvé les percussions sacrées iraniennes. Il joue du daf, c’est un tambour, on dirait des âmes qui se baladent. Il y a une rythmique traditionnelle avec une contrebasse et batterie. Il y a également un violoncelle et un violoncelliste turc qui a une manière très spéciale de jouer. Il produit des harmoniques avec les doigts, on a l’impression qu’il y a des voix qui sortent du violoncelle, c’est un truc de dingue. Il y a le duduk, ce fameux instrument arménien qui imite la voix humaine, on ne sait jamais si c’est quelqu’un qui pleure ou si c’est un duduk en train de jouer. Et puis moi aussi je joue parfois du piano d’une certaine manière. J’appuie avec ma main gauche sur les cordes pour les étouffer. L’idée c’était de retisser ce lien entre Orient et Occident qui n’a jamais été perdu ».

En tournée dans toute la France

Le musicien, qui fait de nombreuses dates toute l’année, sera le 29 janvier au Trianon de Paris et le 16 décembre à Marseille, le 10 janvier à Dijon, ou encore le 19 à Vierzon. Sur scène, vous pouvez écouter les nouveaux titres de cet album, qu’il interprète déjà depuis plus d’un an, mais avoir également droit à quelques improvisations, emmenées par l’ambiance de la salle : « Ce qui ce passe en concert, c’est qu’il y a des plages d’improvisation et qu’évidemment chaque soir c’est complètement différent. Chaque soir c’est un feeling différent et vous allez partir encore ailleurs, et ça c’est génial. Je fais une cinquante, une soixantaine de concerts par an régulièrement depuis cinq, six ans maintenant et ça c’est mon navire amiral, c’est ça qui me maintient et qui m’inspire, me régénère. Quand je fais un concert ça équivaut à une semaine de gammes derrière le piano, c’est une énergie de dingue et puis surtout c’est là que la musique jaillit, on sort des choses qu’on ne sortirait pas si on était dans sa chambre. C’est la magie du public qui est là, qui vous met dans un état. C’est là qu’on sent que nous les musiciens, on est juste un instrument dans les mains de la musique parce que la musique elle marche toute seule, la note que vous jouez elle est influencée par la note d’avant. C’est toujours la musique qui guide, il faut juste être à l’écoute de la grande fée et se laisser aller et pour ça, la scène c’est le meilleur endroit ».

L’interview complète d’André Manoukian est à retrouver dès maintenant en podcast audio et vidéo sur notre chaîne Youtube et notre site. « Otantik », extrait de l’album « Apatride », est à écouter sur Hotmixradio New !

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