Mélanie De Biasio nous parle de son album « Lilies »

Par 13/12/2017

Chanteuse et flûtiste belge, Mélanie de Biasio a sorti en octobre son nouvel album intitulé « Lilies » et qui comporte neuf titres assez jazz. Elle est venue nous le présenter, nous parler du processus de création et de ses concerts dans les Instants Privilégiés.

Un an après « Blackened Cities », Mélanie de Biasio est de retour cette fois-ci avec un quatrième album, « Lilies », dans lequel elle a souhaité revenir à l’essence même de la créativité. Cet album est dans la continuité des projets précédents, « Gold Junkies » étant la petite graine ayant donné l’essence à « Blackened Cities ».
Difficile de ne pas ressentir le souffle vital, les respirations profondes et les échos peuplant les chansons de Mélanie De Biasio. Ses morceaux procurent bien plus que la caresse d’une douce brise. Ancrés dans l’émotion de l’instant, portés par le chant habité, la voix souple et magnétique de son auteur-compositrice-interprète de 39 ans, ils touchent l’auditeur au plus intime.
Ni grosse production, ni même producteur renommé sur « Lilies » : elle a préféré, une fois encore, garder les rênes de la réalisation. Le processus de création, elle l’a voulu « hyper intime ». L’album est enregistré « à la maison », dans le home studio de Pascal Paulus, un de ses fidèles compagnons musicaux, qui co-réalise ce quatrième opus. Avec peu de matériel, des micros bon marché. « J’ai fait le choix et l’optique d’enregistrer en général que des one take, donc déjà tu prends la prise ou tu ne la prend pas mais tu ne vas pas commencer à couper dedans parce que les respirations sont super importantes dans la musique. Encore une fois, c’est la respiration qui va te donner l’intention du texte et l’intention musicale et tu ne vas pas couper dedans. Quelque part ça amène aussi beaucoup de vivant dans le résultat. La deuxième chose c’est qu’en général je prend toujours la première take parce que c’est celle qui a le plus de fraîcheur et qui est la plus véritable dans son intention première ».

Cet univers défiant les lois de la pesanteur et des genres (entre whisper jazz-blues, trip-hop céleste et pop atmosphérique) avait déjà fait grand bruit en 2013. De Bruxelles, Paris et Londres jusqu’aux Etats-Unis et à l’Australie. « No Deal », le second album de l’artiste belge, avait suscité une pluie d’éloges, de récompenses et de précieuses rencontres. Des portes se sont ouvertes. La dimension cinématographique de sa musique s’est pleinement révélée, récemment, dans une des bandes-annonces du blockbuster « Alien : Covenant », magnifiquement rythmée par sa chanson « I Feel You » (version remixée par Eels). Par ailleurs, la Belge a noué des liens avec des artistes d’horizons divers, parmi lesquels le groupe britannique The Cinematic Orchestra.
Sur scène, Mélanie De Biasio construit une histoire unique avec le public : « Les chansons c’est comme un peintre, c’est ma palette, et puis dans cette palette il y a des paroles, des harmonies, des tonalités… Cette palette va me permettre de créer une nouvelle peinture chaque soir et quelque part c’est ma palette avec toutes mes textures, mes couleurs. Quand je monte sur scène j’ai une playlist qui va me permettre de construire en terme de rythme l’évolution du concert mais je n’ai aucun arrangement de fixe, tout ce que je sais c’est que la batterie va commencer toute seule et puis on voit ce que ça donne. Il y a des petites clefs un peu importantes qui vont rythmer le son et le développement du concert, mais pas d’arrangements, tout est sur le fil et tout est co-créé avec les gens et l’instant. C’est une vraie expérience pour nous en tant que musiciens car on ouvre toutes nos antennes. On doit construire une histoire qui sera éphémère et construire une histoire de l’instant qui soit cohérente. On me dit souvent que je viens du jazz mais je ne fais pas de solo, alors que dans le jazz, l’improvisation dit solo. Alors que si on peut dire « tiens c’est une création instantanée », pour moi il y a quelque chose où je m’y retrouve plus car c’est organique, c’est une création collective, où la voix, l’histoire, les paroles donnent le ton et invitent et en même temps ça s’inscrit dans une création et une écoute collective car c’est ce que l’auditeur va entendre et recevoir. Ce que j’aime aussi faire passer, c’est que je suis très sensible à quel va être mon lien avec les gens, quel est l’acoustique, tout ça va faire partie de cette palette de créateurs ».

Retrouvez l’intégralité de l’interview de Mélanie De Biasio en podcast audio et vidéo dès maintenant, et écoutez « Your Freedom Is The End Of Me » sur Hotmixradio New.

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