Stéphane Grangier nous parle de l’album « Ce Siècle »

Par 14/03/2018

Nórd est de retour avec un nouveau single « Into The Void », premier extrait d’un quatrième album intitulé « Ce Siècle ». Accompagné de Pascal à la basse et Ludo à la guitare, Stéphane Grangier nous a parlé de cet opus, et nous a interprété deux titres en live acoustique : « Silence » et « As-tu », extraits de l’album à venir.


Nórd, c’est le groupe fondé par Stéphane Grangier, qui en est la figure de proue. Dans ce nouvel album, il décrit un monde tourmenté, mais à sa manière : avec une matière poétique, relativement symbolique, tout en revenant toujours au réel. Ces textes sont à la fois lyriques et analytiques. Il nous a d’ailleurs expliqué son attachement aux textes dans une industrie en perpétuelle évolution : « On est dans une industrie qui fonctionne évidemment à court terme avec des goulots d’étranglements qui sont extrêmement importants puisque c’est vrai que même pour passer en radio c’est maintenant très compliqué. En fait c’est vrai que dès qu’on cherche non pas à balancer un message mais à donner du sens à ce qu’on fait, on est vite mis sur le côté parce que maintenant les leaders d’opinion ont vocation à vendre très rapidement sans même demander aux gens de penser. (…) Il y a quelques années, avant d’écrire cet album d’ailleurs, j’étais dans une période un peu compliquée de ma vie et je ne dormais pas beaucoup. J’allais dans les bars vers 6h du matin et je tombais souvent sur radio Nostalgie. Je me suis mis à écouter les chansons populaires de ces années-là, Nicoletta, Serge Lama… Et en fait en écoutant ces textes qui étaient relativement simples, il y avait vraiment du fond, il y avait du sens, c’est-à-dire que tu t’y retrouvais. A l’époque je pense qu’il y avait beaucoup d’auteurs qui venaient souvent de la littérature et qui donnaient quelque chose de simple mais avec un sens profond et c’est moins vrai maintenant. On a l’impression que le sens est plus laissé à la chanson « intellectuelle », alors que je pense qu’il y a une vingtaine d’années voir une trentaine d’années la chanson populaire mettait du sens. Ça venait du fait qu’il y avait des auteurs à l’époque, qui faisaient des textes populaires mais dans lesquels ils mettaient quelque chose… Et on le retrouve même dans certains titres de Johnny, c’est pour ça que ça touche les gens. Il ne s’agit pas de faire une thèse quand on fait une chanson mais je pense qu’il y a un truc ».

A l’écoute de cet album, il est assez difficile de définir le genre : on y retrouve du rock, du piano mais également l’aide d’un orchestre classique de quarante musiciens : « Il y a deux intentions, la première c’est que j’ai toujours un peu de mal avec la modernité et j’ai remarqué que dans l’industrie du disque on faisait de plus en plus d’albums produits sur des ordinateurs etc. Je n’ai rien contre d’ailleurs, mais là j’avais envie d’avoir quelque chose d’un peu plus charnel, d’acoustique et d’organique. Et puis j’ai commencé par écrire avant de faire de la musique, notamment de la poésie, donc j’ai toujours eu cette espèce de tentation de pouvoir chanter sur un orchestre classique. J’ai essayé sur un titre, ça m’a plu et j’ai donc fait ça sur tous les titres. Et l’idée quelque part c’était de mettre en avant quelque chose qu’on peut reprocher à certains chanteurs c’est-à-dire une forme de lyrisme. J’aime bien ce rapport au lyrique justement, il y a quelque chose de baroque aussi qui me plaît bien là-dedans. Donc voilà l’objectif était de mélanger finalement une culture plutôt anglo-saxonne et des textes très français et puis d’avoir une vision très très classique en terme d’arrangements ».

Lorsqu’on lui demande ce qu’il préfère entre des performances avec une grande configuration et un orchestre de quarante musiciens ou des prestations un peu plus acoustiques, son coeur balance mais l’acoustique prend le dessus : « J’aime bien les deux mais en ce moment j’ai envie de revenir à l’acoustique, ça ne m’a pas vraiment gêné de venir chanter les titres en acoustique parce que ça reste avant tout des chansons. Mais en tout cas je suis en train de me projeter sur le prochain album et ce sera l’opposé de ce que j’ai fait sur celui-là. Très minimaliste. J’ai envie de mettre la voix encore plus en avant, les textes, une guitare un piano et juste pas grand chose, j’ai envie de repartir là-dessus. »

En concert à Clermont-Ferrand et Ris Orangis

Nórd sera en concert à Clermont-Ferrand le 29 mars à la Coopérative de Mai en première partie de Mademoiselle K et à Ris Orangis le 1er avril en première partie de Duran Duran. Sur scène, l’artiste nous a confié que la setlist est composée à 50% du nouvel album et qu’il y aura également quelques autres titres : « Des fois tu as des chansons ou des arrangements de chansons qui ne sont pas forcément faits pour la scène, qui peuvent être mieux sur disque donc je m’arrange toujours pour mettre des titres que j’ai envie d’expérimenter en live ».

L’intégralité de l’émission avec Stéphane Grangier de Nórd ainsi que ses deux titres lives sont à retrouver en podcast audio et vidéo dès maintenant ! Et écoutez « Into The Void » sur Hotmixradio New !

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