Feu! Chatterton nous présente « L’oiseleur »

Par 02/05/2018

Après un premier album couronné de succès qui en a fait les figures de proue de la nouvelle chanson française et une tournée épique achevée à l’Olympia, Feu! Chatterton revient pour nous livrer son tout nouvel album, « L’oiseleur », ode au temps béni de l’amour perdu. Sorti le 9 mars, Arthur (le chanteur) et Raphaël (le batteur) sont venus nous en parler dans les Instants Privilégiés.



Les Parisiens prendront leur temps, laissant l’inspiration revenir peu à peu. Et les thématiques de ce second opus finiront par s’imposer d’elles-mêmes, miroir de leur propre vie sur la route : l’éloignement, la distance, la rupture amoureuse… C’est lors d’un voyage en terres italiennes et ibériques que les premiers textes de « L’oiseleur » prendront forme. Inspiré par de longues flâneries dans les jardins sans âge de l’Alcazar ou de Grenade, ce second album semble se dérouler dans la lumière d’un après-midi andalou, à l’heure de la sieste, les sens toujours en éveil : « On a pensé ce disque comme un tout, comme un abri, un refuge, quelque chose où on peut se perdre, une bulle quoi. On a sorti des titres avant l’album un par un et le tout trouve son sens quand on se laisse prendre par l’ensemble. On suit ce fil qu’on a essayé de tisser et les chansons les unes par rapport aux autres se révèlent aussi comme ça. C’est comme ça qu’elles se trouvent, c’est une sorte de jardin ». Si le groupe a fait un peu plus attention lors de l’écriture des titres de l’album en pensant à leur vie sur scène, ils n’en n’ont cependant pas fait un critère principal : «  On y a plus pensé que sur le premier disque parce que entre le premier et celui-ci il y a eu 200 concerts. De fait même si c’est inconscient, tu penses à ce moment où tu vas aller les livrer sur scène. Mais quand on compose, on écrit, c’est quelque chose qu’on essaie de garder un peu de côté parce qu’en studio, avec le nombre de strates, de pistes etc, si on pensait tout de suite trop à la scène peut-être qu’on irait pas au bout d’une certaine inventivité, d’un certain lâcher-prise. Parfois quand on retourne la situation on se dit comment on va faire pour jouer ce titre sur scène, mais au moins on y est allés ».

Les concerts marquent vraiment l’identité de Feu! Chatterton qui peut d’ailleurs être décrit comme un groupe de scène : « On adore passer du temps en studio et sur cet album là en particulier, on a apporté un soin très particulier et très grand aux arrangements et aux détails. On aime se perdre dans les textures et les profondeurs des chansons mais une fois qu’on se retrouve sur scène – et là on le voit parce qu’on retrouve la route, on a fait déjà une vingtaine de concerts – c’est là qu’on est bien ensemble. On est un groupe de rock, on est cinq, il y a Raphaël à la batterie, Antoine à la basse et Clément et Sébastien qui jouent de la guitare et cette formation là est très rock, c’est comme ça qu’on exprime le mieux notre musique quand on est ensemble. Quand on nous voit jouer ensemble il y a cette énergie qu’on communique les uns aux autres et qu’on partage avec notre public. Étrangement pour nous les morceaux les plus compliqués sur scène ne sont pas les plus compliqués dans l’exécution, c’est les morceaux les plus froids. À partir du moment où il y a un cadre contraignant ça joue plus avec les morceaux où il y a des machines. Ça laisse moins de place à une émotion directe, il faut être précis. On commence tout juste à dompter ces nouveaux morceaux, à trouver notre liberté. Par exemple dans des morceaux comme Anna ou Zone Libre qui sont des titres avec pas mal d’électronique, moi j’adore ces morceaux sur l’album et en live par exemple on est en train d’apprendre à les habiter de notre côté rock’n’roll. Ils tranchent. Pour le moment quand on les joue, ils restent assez fidèles à l’album avec ce qu’ils ont de froid et mécanique et nous on est en train d’apprendre petit à petit à les rendre assez fous car pour le moment ils ne le sont pas vraiment et c’est un vrai défi. Là où des balades comme Souvenir, Sari d’Orcino, ou d’autres morceaux comme La Fenêtre qui sont une sorte de rêverie punk sont beaucoup plus facile à interpréter comme un groupe qui se laisse aller par l’humeur du soir ou l’ambiance, c’est ça le plus difficile en fait ».

Le groupe Feu! Chatterton est en tournée dans toute la France et passera très probablement près de chez vous dans l’un des nombreux festivals dans lesquels ils sont programmés. Ils seront également en début d’année prochaine, le 24 janvier 2019, au Zénith de Paris pour un concert qui s’annonce déjà unique ! 

Retrouvez dès maintenant l’interview complète sur notre site ou notre chaîne Youtube et écoutez « L’Oiseau » sur Hotmixradio New !

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