Disiz La Peste nous présente « DisiZilla »

Par 14/09/2018

Disiz La Peste est de retour un an après « Pacifique » avec « DisiZilla », son nouvel album qui est sorti aujourd’hui. Il est venu nous en parler il y a quelques jours et nous a raconté son processus de création, sa passion pour l’art japonais et a évoqué ses prochains concerts, dont le Zénith de Paris le 20 avril 2019.

Emmené par le premier single « Hiroshima », « DisiZilla », le nouvel album de Disiz La Peste sort aujourd’hui, en même temps que son album précédent « Pacifique », qui lui se voit offrir une version vinyle.
Et si vous cherchez l’album en rayon, vous devriez le trouver facilement grâce à son plastique vert, dont il nous raconte les différentes références : « DisiZilla ça fait référence à Godzilla qui est un monstre japonais, mon premier single c’est Hiroshima donc ça parle des radiations de l’enfance et des radiations du passé qui viennent un petit peu irradier ton présent. Le vert c’est la toxicité, c’est un peu le côté toxique, un peu mutant, monstrueux… ».
Dès les premières notes de l’intro de l’opus, on peut ressentir un côté très cinématographique que l’artiste nous explique : « J’ai un aspect très fort avec la dramaturgie et puis les films en général et du coup j’aime bien les mises en situation direct où on sait de quoi ça parle. Et pareil, l’intro de « Pacifique », l’album précédent, c’était une autre intro mais pareil, elle mettait dans le mood directement. Et en plus il y a une corrélation entre l’intro de « Pacifique » et « DisiZilla » ». L’écoute du disque dans l’ordre reste assez importante pour l’artiste, qui est attentif à tous les détails : « Chaque détail compte et c’est pour ça qu’il y a beaucoup d’inspiration japonaise, parce que ce que j’aime dans le Japon c’est qu’il s’agit d’une vision, d’un art total. Tout est un art pour les japonais. Je fais attention à chaque détail quand je fais un disque, les enchaînements, pourquoi je mets tel morceau à ce moment-là, des fois je fais même une relation entre le deuxième morceau et le treizième morceau… Je calcule tout ». Cet opus est également important de part les thèmes abordés, les choses qu’il raconte et la façon dont il a été crée : « C’est un album qui est particulier dans ma carrière parce que je ne l’ai pas fait comme d’habitude. D’habitude je peaufine beaucoup, je suis très méticuleux, je reviens beaucoup sur ce que j’ai fait et j’essaie toujours de parfaire, parfaire… Et du coup sur celui-là, bon j’ai eu une série d’événements un peu dense et douloureux dans ma vie mais j’ai la chance et le talent d’être artiste donc du coup quand ça va pas ou quand ça va bien ou peu importe, quand j’ai une émotion forte, je peux aller en studio et faire un disque. C’est ce que j’ai fait sur celui-là, je l’ai fait en deux semaines et je ne suis pas revenu dessus. C’est la première fois que je fais ça. Le coeur de l’album a été fait en deux semaines l’hiver dernier. Je pense que je suis tout le temps animé et mon wi-fi artiste il est tout le temps allumé mais après il faut la rencontre avec une musique ou une composition ou que moi-même je génère une composition qui fasse éclore ou exploser une pensée, un sentiment ou une émotion que j’ai au fond de moi. Après les deux collés ça fait une chanson ». Sur cet album, Disiz n’a pas souhaité seulement rapper, mais également chanter : « Moi je viens du rap donc au départ mon instinct premier quand j’écris c’est de rapper. Mais avec toute la musique que j’ai écouté, ingurgité et aussi en m’étant affranchi de certains codes un peu puérile et un peu adolescent, le rap c’est que du rap et tout – bref, du coup je m’autorise aussi à chanter maintenant, et en fonction de l’émotion de ce que je veux dire ou de la musique que j’ai, ce qui me vient à l’idée c’est une mélodie ou un texte de rap, ça dépend. Et depuis « Pacifique » où je me suis vraiment autorisé à chanter et où j’assume ma voix, je suis très à l’aise pour passer du chant au rap comme je veux ».

Et qui dit album dit bien évidemment concerts… « Avec DisiZilla je suis trop pressé d’être en concert, je fais d’ailleurs un Zénith à Paris le 20 avril 2019. C’est mon premier Zénith de Paris, il n’y aura aucune autre date à Paris et vraiment on va proposer quelque chose de très très très fort. Il y aura ensuite une tournée en 2019 ». Et le spectacle s’annonce d’ores et déjà être très visuel, Disiz étant très créatif : « En tant qu’artiste, chaque terrain qui est propice à faire de l’art et bien j’y vais. L’art graphique qu’il y a sur le disque, la direction artistique, le prolongement sur scène, même les vêtements qu’on a fait avec un créateur de mode et que j’ai sur moi, c’est la continuité du disque. Tout est un art et c’est ce qui me plait ».

L’album de Disiz La Peste est désormais disponible et vous pouvez retrouver le podcast de son interview dès maintenant ! Et écoutez « Hiroshima » sur Hotmixradio Hip-Hop.

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