Nili Hadida nous parle de son album solo

Par 15/10/2018

En pause avec Lilly Wood And The Prick, Nili Hadida, la chanteuse du groupe, a décidé de se consacrer à sa carrière solo pour nous offrir un premier album éponyme, sorti vendredi 12 octobre. Elle est venue nous en parler dans les Instants Privilégiés.



C’est un jour avant la sortie de son album que nous avons reçu Nili Hadida en interview dans nos studios pour nous parler de cet opus éponyme : « J’ai vraiment besoin de m’exprimer sous ce nom-là et je n’avais pas envie de venir polluer le fait de me présenter moi avec un nom d’album en plus et tout ça ». Il aura fallu deux ans au projet pour aboutir à cet opus, qu’elle a écrit et composé seule, en créant elle-même son label, « Biche Records », et a revu sa façon de travailler : « Le truc c’est que j’ai complètement réadapté ma façon de travailler. Et du coup avant avec Ben j’étais très dans l’instant T, on écrivait un truc et je ne voulais plus y toucher, je ne voulais plus toucher au texte, et là j’ai ré-écrit les trucs mais dix fois, j’ai changé des accords, j’ai écrit, j’ai pris un couplet d’un côté pour recoller un refrain d’un autre… Il y a peut-être que onze morceaux mais j’ai vraiment bossé ».
La chanteuse a loué une maison à une heure de Paris, où elle s’est retrouvée seule pour travailler : « Je n’aime pas du tout être en studio. Je trouve que c’est un peu aseptisé et je crois qu’aussi ça m’énerve de me dire qu’il y a d’autres groupes qui ont fait plein d’autres choses dedans. J’ai envie de m’approprié un lieu complètement, j’ai envie d’être dans une bulle de créativité où il ne s’est rien passé avant et où je ne remplis l’espace que de moi. J’ai loué une maison, j’ai reconstitué un studio, j’ai fait loué tout mon matériel et j’ai passé trois mois toute seule dans la forêt. Et le week-end il y avait mon ingé son qui venait m’enregistrer. Après j’ai mixé avec Jimmy Douglass à Miami, c’est l’ingénieur son phare de Timbaland et j’ai eu trop de chance parce qu’entre ses énormes projets il trouve toujours des petits artistes ».
Nili Hadida nous propose un album très soft et décrit sa musique comme « happy sad » : « En fait moi je trouve que ma musique est happy sad, c’est un terme que j’utilise beaucoup et c’est un peu toute la musique que j’adore. J’aime bien quand c’est un peu mélo mais que ce n’est pas juste Radiohead quoi. J’aime bien happy sad ! ». Elle raconte également avoir du mal à écrire des titres assez rapides : « Je crois que j’ai beaucoup de mal à écrire des morceaux up-tempo où ne serait-ce que gais, et en fait je pense que c’est Ben qui amène un petit peu ça à Lilly Wood et du coup maintenant c’est juste de la musique dépressive… Non je rigole, mais c’est la musique que moi j’aime bien écouter, je pense que c’est de la musique pour faire l’amour ou pour faire de la voiture… ». Onze titres sont disponibles sur cet opus : « Ce n’est pas que je me suis contentée de ça, c’est que j’ai vraiment dit ce que j’avais à dire, je n’ai pas l’habitude de jeter des morceaux à la poubelle en fait, c’est un peu un processus où tu sais que quand t’as terminé d’écrire tu le sens. J’ai continué à écrire après et c’était horrible, j’ai écrit trois morceaux de plus ». 
Pour la production, Nili Hadida a travaillé avec le duo Christian Rich (N.E.R.D, Diddy, Lil’Kim) : « Ils ont apporté énormément de modifications. Déjà quand tu arrives à bosser avec les gens que tu as demandé c’est incroyable. Donc à priori si tu es fan de leur travail tu vas être content de ce qui vont faire. C’était fou parce que dès qu’ils touchaient un morceau j’étais fan quoi. Il n’y a quasiment rien que je leur ai demandé d’enlever dans la prod ».

Des concerts sont bien évidemment prévus, et même si cet album peut paraître calme, Nili Hadida a déjà réarrangé les titres pour le live : « En live ça prend une toute autre dimension parce que j’ai tout réarrangé avec des cuivres en fait et du coup je ne sais pas pourquoi ça met vachement en avant la rythmique. Bon après tu ne sautes pas à pieds joints mais tu te dandines un peu du bassin quand même, c’est langoureux (…) J’ai la chance de travailler avec un garçon qui s’appelle Victor Le Masne, qui a fait notamment tous les arrangements live de Juliette Armanet. Je lui ai dit voilà, moi je veux un mur de cuivres sur scène, et du coup il a réarrangé tout l’album et ça donne une ampleur assez dingue. D’ailleurs il y a déjà des morceaux en ligne avec les arrangements cuivres sur ma page Facebook ou sur Youtube et ça change énormément. Ça rajoute un côté hyper soul et énormément de rythme. Et je pense que sur scène ça va être assez… J’ai pas envie d’être prétentieuse quand je dis grandiose, c’est pas grandiose je suis grandiose mais c’est dans le son, tu sais quand tu as un mur de cuivres tout à coup c’est hyper solennel. Je ne pense pas que ça va être chiant en live ».

Le podcast complet de son interview est désormais disponible sur nos réseaux sociaux et notre site. Et si vous voulez voir ce que l’album donne en live, rendez-vous au Mama Festival le 19 Octobre et au New Morning le 23 janvier 2019 ! 
Et écoutez « Covered In Luck », le premier single extrait de cet album sur Hotmixradio New !

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