Seth Gueko nous présente « Destroy »

Par 01/03/2019

Son album « Destroy » est sorti il y a un peu plus d’un mois maintenant. Professeur Punchline, aka Seth Gueko, nous a fait le plaisir de venir nous le présenter dans les Instants Privilégiés et nous a également parlé du film « Paradise Beach », actuellement en salles et pour lequel il est à l’affiche.

Seth Gueko enchaîne les projets ! Après la sortie de son album le 25 janvier, un Olympia complet et le film « Paradise Beach », le rappeur a trouvé le temps de venir nous voir en studio et est revenu sur toutes ces actualités. On a bien évidemment commencé en évoquant les différentes punchlines de « Destroy » : « C’est la déconnade en fait. C’est rigoler. Tu sais tu m’imaginerais en train de raconter ça à table en confidences à un pote, il faut l’imager comme ça. La première chose au lieu qui me dise ‘ouais mais t’es très violent c’est super trash ce que tu dis’, il va exploser de rire. Donc c’est sûr que des fois, des phrases comme ça, prises avec un rythme rap, avec une voix très rocailleuse, ça peut être dur pour les gens de comprendre qu’il y a du second degré là-dedans mais c’est uniquement pour se marrer. Voilà je prends la vie au soixante-neuvième degré ». Seth Gueko nous a également parlé de ses nombreux tatouages : « Ce qui est dommage c’est que je fais mes pochettes deux ans avant que l’album ne sorte. C’est-à-dire que le premier truc qui sort, c’est la pochette. Je fais un tatouage quand je fais la photo avec le tatoueur et je dis ‘oh mais imagine ça pourrait faire une pochette de fou ça’. Elles sont toutes mortelles mais celle-là particulièrement et tu vois en ce moment j’étais en train de dire qu’on comprendra plus tard, comme les pyramides. Je dirais aussi « Si tu veux rouler sur l’or écrase-moi ou écrase un pharaon pour rouler sur l’or ». J’aime bien l’or, il y avait tout un truc en référence à l’Egypte, aux pharaons. Je me suis fait tatouer le crâne, le squelette d’un pharaon sur le haut du crâne ». S’il ne regrette aucun tatouage, il nous a cependant confié qu’il pourrait en modifier certains : « Je m’étais fait tatouer le portrait de Mesrine et peut-être que je lui rajouterai des petits tatouages sur la gueule du coup, pour lui donner une autre vie ». On a également évoqué le titre « ALB », un peu différent des autres : « C’est du rap’n’blues. Parce que j’adore les gros riffs de guitare. Et puis ce morceau il m’évoque plein de choses, d’une part c’est « Trouble » d’Elvis Presley, qui a été aussi repris par le grand Johnny. Et c’est la version 2.0 à Seth Gueko ». Il nous a aussi parlé de son histoire avec le rock : « Je l’ai entendu à mon insu, c’est de la famille en fait, c’est un héritage. Puis aujourd’hui ça ressort tu vois, c’est un espèce de coming out rock’n’roll. Ça fait longtemps que j’ai fait ce titre-là et je ne trouvais pas encore le moment pour le placer. Là je me suis dit ‘allez fais-toi plaisir’. J’aime bien faire les choses dans la cohérence mais là c’est l’album le plus rock’n’roll et moi en tout cas c’est la rock’n’roll attitude que j’ai en ce moment. Je suis complètement destroy et je suis dans la marginalité complète. Et là, je me suis dit c’est le moment de le balancer celui-là, je n’ai pas à en rougir. J’ai même envie de faire peut-être un prochain album que dans ce délire-là. En ce moment, je squatte bien les conventions de tatouages je fais le tour de France et j’en fais beaucoup. Et au lieu de faire des tournées, là je fais des conventions tatouages, j’y vais avec mon stand, avec mes tatoueurs à la rencontre de mes barlou et du coup ça me permet de voir autre chose que des concerts. Je me suis dit il y a beaucoup de gens qui aiment bien la guitare électrique. Il y a des vieux motards qui aiment bien aussi. C’est une manière de leur faire aimer le rap peut-être tu vois ».

À l’affiche du film « Paradise Beach », Seth Gueko, qui vit en Thaïlande, nous a raconté cette aventure : « Paradise Beach c’était à la maison vraiment. Ça a été un plaisir de faire ce film parce que j’ai pu montrer aux Thaïlandais qui vivent sur place avec moi auxquels je donne du travail et tout dans mon bar parce que j’ai un établissement là-bas, ça leur a montré qui j’étais en France aussi tu vois. Eux, ils ne réalisent pas forcément qu’on est des stars tu vois. Eux ils ne nous connaissent pas. Ils voient juste pourquoi tout le monde prend des photos avec toi. C’est la seule chose, le seul moment où il voit que t’es important. Mais là, de faire venir une grosse équipe de film avec du gros matériel, des grosses caméras, tout de suite ça a pris l’envergure d’un projet très sérieux et du coup ils se sont dit ‘ah ouais c’est quelqu’un en fait Seth Gueko’. J’étais content d’aider dans les deux sens en fait. J’ai aidé l’équipe de tournage à avoir des figurants locaux et je leur ai ouvert quelques portes pour pouvoir accéder à des endroits qui sont un petit peu compliqués ou pour avoir des mecs avec des allures de gangsters puisque généralement, si tu en a l’allure c’est que t’en es un petit peu un. Nos mondes étaient étroitement liés donc voilà, je me suis fait plaisir à donner du taff aux uns et aux autres et à ouvrir les portes à l’équipe de Xavier Durringer pour ce film « Paradise Beach » qui a été tourné à Phuket ».

 

L’intégralité de l’interview de Seth Gueko est à retrouver en podcast audio et vidéo dès maintenant ! Et écoutez « Dans Quelques Euros » sur Hotmixradio Hip-Hop !

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