Découvrez Antoine Elie

Par 04/03/2019

Il est déjà considéré comme l’une des étoiles montante de la scène française : Antoine Elie est venu nous présenter son album « Roi Du Silence » en Facebook Live dans les Instants Privilégiés et nous a interprété deux titres en live : « Aïe » et son single actuel, « La Rose Et L’Armure ».

Dès l’écoute du premier titre de l’album, quelque chose nous a frappé directement : la production particulièrement bien réalisée. Antoine Elie nous emmène dans son univers avec « Clopes, sky-cola » : « Il faut remercier déjà mes acolytes Luc et Swing qui sont réalisateurs et co-compositeurs. Et le mix et le mastering, on en parle rarement je trouve, Robin Florent et Alex Gopher qui est une bête, qui nous a fait le mastering. Et c’est vrai que quand j’ai reçu tout ça, même moi je me suis pris une claque en connaissant les chansons ». Il aura fallu plusieurs années à l’artiste pour développer ce projet : « Ça dépend à partir de quel moment on considère que c’est le début. Mais j’ai rencontré le duo Luc et Swing avec qui je co-compose la majorité des titres il y a je dirais 6 ans. On a beaucoup construit mais pour parfois jeter derrière, on faisait beaucoup les expérimentateurs. On a signé l’année d’après en coédition avec Jean-Christophe Bourgeois de chez Sony Publishing, qui a très vite pris le rôle de directeur artistique du projet et qui a réussi à nous guider de manière impartiale. C’était assez marrant et il y a deux ans je dirais, un an ou deux ans j’ai une notion du temps qui est particulière, on a signé chez Polydor. C’est là où du coup l’idée d’une concrétisation d’un album s’est faite. Donc on s’est mis à trier dans les chansons qu’on avait. Et puis en plus tu sais c’est galvanisant donc je me suis mis à écrire de nouvelles choses, dans l’impatience de concrétiser ça. « La Rose Et L’Armure » et « Nous Liés » sont assez vieilles entre guillemets. C’était une période où j’écrivais très guitare-voix, en mode variété, en mode chansons et « Je Réponds Pas » était un peu le titre de passage où je me suis mis… parce que j’écoute beaucoup de rap et grâce encore une fois à Jean-Christophe Bourgeois qui m’a appelé, qui m’a dit Antoine tu écoutes du rap, pourquoi ne pas essayer d’écrire un peu en mode punchline etc… Ce titre a fait un peu la bascule vers les titres derrière. Parfois je demandais par exemple à Luc et Swing de m’envoyer des prods directement sur lesquelles j’écrivais des mélodies. Et après on rajoutait les guitares. Voilà, beaucoup d’expérimentations dans cet album ». Des expérimentations et un mélange d’influences, même si pour lui, le concept de styles musicaux n’a plus vraiment de sens : « J’ai tendance à penser que les styles musicaux ça avait du sens avant tu sais, quand le rock avec la technique tu as eu la batterie, la guitare électrique donc on a dit ok c’est du rock. Après t’as l’électronique qui est arrivé. Mais aujourd’hui je trouve ça un peu obsolète comme façon de réfléchir. Même culturellement c’est-à-dire qu’on peut plus dire musique africaine etc parce que partout dans le monde, on écoute toutes les musiques, on fait toutes les musiques. J’ai l’impression que tout est variété aujourd’hui ». On a demandé à Antoine Elie si son envie principale était de raconter des choses, ou de faire de la musique : « Il y a des deux je crois, il y a une musicalité dans les mots. Quand j’étais gosse ce n’était pas un journal intime mais il y avait un bouquin où j’écrivais et c’était très musical je crois ce qu’il se passait dans ma tête. J’aimais bien comment les mots réagissaient les uns avec les autres. De la douceur à la violence et la musique fait ça à côté. Et en même temps c’est un langage aussi tu sais les mélodies etc. T’as l’impression d’entendre un dialogue. Effectivement quand les deux se complètent c’est bien, mais moi je ne sais pas pourquoi je crois que j’ai été attiré par la musique d’abord. Mon père a écouté beaucoup de Mozart beaucoup de Bach et gamin je me souviens de ce que ça me faisait dans le bide tu vois, il y avait un truc qui se passait. C’est ça qui m’a attiré très vite ».

Et qui dit album dit concerts : « Je suis impatient. Là on est en train de voir avec le tourneur etc, on y travaille. Je suis impatient déjà de trouver une équipe de musiciens avec qui bosser et d’adapter tout ça. Envoyer un peu de patate avec des moments un plus calmes mais c’est vrai que là je fais quelques scènes, c’est en guitare-voix avec les gens, il y a un vrai truc qui se passe. Ça ne vient pas que de moi, il y a une cohésion devant le public. C’est vrai que j’ai la chance en ce moment d’avoir un public qui fait le taff et qui arrive à nous faire vivre à tous des trucs balèzes. J’adorerais bosser avec un quatuor à cordes. Je trouve qu’il y a une énergie là-dedans, un vrai pianiste ce serait fantastique. Mais bon tout ça je pense que ce sera une étape suivante. Déjà j’adorerais retravailler avec Gabriel avec qui j’ai travaillé sur l’EP, il venait faire des scènes avec moi et il serait la batterie électronique. Moi je resterai à la guitare. Je pense que c’est comme ça que ça va se faire, on va commencer en petit comité et dès qu’un intervenant nous plaira et qu’on arrivera à faire sonner avec, il rejoindra l’équipe j’espère ».

 

L’interview complète d’Antoine Elie, ainsi que « La Rose Et L’Armure » et « Aïe » sont à retrouver en podcast audio et vidéo dès maintenant ! Et écoutez-le sur Hotmixradio Frenchy !

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