Yarol nous parle de son premier album

Par 18/03/2019

C’est son premier album en solo et il a pourtant déjà une immense carrière derrière lui. Guitariste dans FFF ou encore directeur musical pour Johnny Hallyday, Yarol Poupaud a enchainé de nombreux projets avant de se lancer aujourd’hui dans une carrière solo avec son premier album, simplement intitulé « Yarol ». Nous en avons discuté avec lui dans les Instants Privilégiés et il nous a interprété deux titres : « Boogie With You » et « Girls » en guitare-voix !

C’est en ayant vu Elvis Presley à la télévision que Yarol a eu un déclic lorsqu’il était enfant et qu’il a su que ce qu’il voulait faire, c’était être guitariste. Il nous a parlé de ses débuts et de sa carrière : « C’est avant tout effectivement des rencontres, de la chance, des moments au bon endroit au bon moment. Effectivement c’est sûr que moi j’ai une chance inouïe dans ma vie c’est-à-dire que je fais le métier que j’avais envie de faire quand j’avais une dizaine d’années. Effectivement j’ai vu Elvis à la télé j’ai eu un coup de foudre pour cette musique, pour le rock’n’roll, pour l’énergie qui se dégageait, pour le côté justement sauvage, direct brut comme ça de ce que ça générait comme sentiment chez moi. Et voilà, j’ai la chance de faire ce métier-là depuis 30 ans. Donc tu vois quand tu es môme, j’aurais pu rêver d’être pompier – alors il y en a qui réussissent à être pompier – mais cow-boy ou astronaute. Moi je voulais être guitariste de rock et donc j’ai une chance inouïe d’avoir réussi à faire ce métier. Et ça, c’est parce qu’effectivement c’est beaucoup de boulot aussi à la base. Je dirais pas à des sacrifices mais une vraie envie d’y arriver, ça passe par beaucoup de travail. Quand j’étais ado, moi les copains ils allaient peut-être au cinéma ou à la boum, à la fête chez la copine le mercredi après-midi. Moi j’avais tendance à rester à la maison pour essayer de comprendre comment ça marchait et apprendre à jouer les riffs de Chuck Berry ou de Angus Young ».

Dans son livret, un fait original : on ne retrouve pas les paroles des chansons mais juste une phrase : « On s’est marré à faire ça, c’est la graphiste qui a travaillé avec nous sur ce disque qui s’appelle Charlotte De La Rue. En fait on travaille avec une graphiste qui est super et que je remercie beaucoup d’avoir travaillé avec moi sur ce disque, qui est très talentueuse et qui a bossé notamment avec pas mal de groupes un peu plus électronique comme Justice ou Chromeo ou des trucs comme ça. Et elle est pleine de très bonnes idées Charlotte. Et effectivement on voulait mettre les paroles mais du coup ça faisait écrire tout petit, ça faisait un livret très chargé, ça faisait un truc où on n’y comprenait pas grand chose, c’était un peu le bordel. Et puis maintenant avec internet et tout on a les paroles sur les sites facilement. Mais en fin de compte on s’est dit voilà, chopons une phrase par chanson à mettre en avant et qui pourrait représenter un peu la chanson et qui soit effectivement un peu marrante ». Un vrai travail a également été effectué sur le tracklisting du disque, un casse-tête pour lui : « C’est presque aussi compliqué que les setlists en concert. La setlist on peut la changer tout le temps. On peut mettre 10 concerts avant de se rendre compte quelle est la bonne, et on peut décider de ne pas avoir de setlist. C’est plus malléable mais un tracklisting ça marque quand même. Alors aujourd’hui, avec les systèmes d’écoute en streaming c’est peut-être moins vital que ça ne l’a été. Mais mine de rien, quand même c’est très important dans l’écoute d’un disque, en tout cas pour moi c’est très important. On a fait plein d’essais, il y a des tracklisting où on avait mis des morceaux beaucoup plus pêchus vers le début, du coup ça donnait une impression un peu d’agressivité et de trucs un peu trop « rentre dedans » sur les quatre-cinq premières chansons. En même temps, si je mettais des morceaux plus lents on avait envie d’avoir un peu plus la pêche, donc c’est vraiment un équilibre. Et puis t’en changes une de place, tu te dis celle-là du coup je vais la mettre plus loin, du coup laquelle tu mets à la place ? Et tout s’écroule et c’est casse-gueule. Le truc qui aide c’est de réfléchir en vinyle, c’est-à-dire première chanson face A et première chanson face B. Alors là en l’occurrence le vinyle il y a quatre faces donc c’est un double. Donc là du coup ça construit le tracklisting : au lieu d’avoir 14 chansons et de se prendre la tête comme ça, c’est des groupes de quatre ou cinq, du coup c’est un peu plus ludique à faire ».

Yarol avait commencé à faire des concerts avant même d’avoir sorti son album : « On est partis sur la route avant la sortie du disque parce qu’on avait envie de jouer. On avait envie de faire ces chansons sur scène, de rencontrer les gens, de faire des concerts tout bêtement parce qu’on aime ça, parce qu’on est complètement toxicomane du live et des concerts. C’est ma vie, c’est un des trucs que je préfère faire au monde. Je ne vais pas attendre que l’album soit sorti pour aller faire dix concerts, non. On n’a pas le même concert et même en dehors de changer forcément la setlist, même à l’intérieur des chansons ça varie, c’est-à-dire en fonction de la réaction du public on sent que telle sur ou telle chanson à tel endroit ça marche bien, du coup on va rallonger un petit peu, on va s’amuser avec la chanson, on va rajouter une partie, on va faire participer le public un peu plus. On est vraiment là pour faire un truc qui soit le plus vivant possible et que rien ne soit figé ». Sa tournée continue partout en France, et il sera notamment en concert le 20 mars à la Maroquinerie de Paris.

Vous pouvez retrouver l’interview complète en podcast audio et vidéo dès maintenant, ainsi que « Boogie With You » et « Girls » en live acoustique ! Et écoutez Yarol sur Hotmixradio New !

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