Découvrez Hugo Barriol

Par 08/04/2019

Il a débuté dans le métro parisien. Après un EP, Hugo Barriol nous présente aujourd’hui son premier album, « Yellow », sorti il y a quelques semaines. Nous sommes partis à la découverte de cet opus pop-folk dans les Instants Privilégiés, où il nous a également interprété « Oh My » en live acoustique.

De l’Australie, en passant par le métro parisien à aujourd’hui, dans nos studios, que s’est-il passé dans la vie d’Hugo Barriol ? « Il s’est passé beaucoup de choses. Bah déjà c’est en Australie que du coup je me suis dit ça y est je suis prêt pour vraiment essayer de me donner une chance dans la musique. Et puis j’ai commencé à jouer dans le métro en Australie. Je suis rentré à Paris et j’ai fait ça pendant deux ans. J’ai rencontré mon label Naïve dans le métro, j’ai rencontré mon tourneur Alternative Live dans le métro. J’ai joué mes compositions cinq heures par jour cinq jours par semaine. C’est un vrai boulot, c’est entre guillemets une job à plein temps. C’est un peu long, je le faisais en deux fois, j’y allais, deux heures et demi après je faisais une pause et puis j’ai retournais aux heures de pointe en fait pour essayer de toucher un maximum de gens. Et puis voilà j’ai rencontré mon premier producteur avec qui j’ai enregistré l’EP qui est sorti en 2017 avec « On The Road » ». C’est à Saint-Etienne, auprès d’un père musicien et amateur de rock’n’roll qu’Hugo a fait ses débuts en tant que batteur. Il s’est mis à l’écriture de ses titres à l’âge de 18 ou 19 ans, toujours en anglais : « J’ai commencé à écrire des chansons quand j’ai eu 18-19 ans. J’ai voulu faire en anglais directement, la question ne s’est pas trop posée parce que mes influences, parce que quand j’ai grandi mon père avait un groupe de musique, il écrivait aussi les textes en anglais. Il ne chantait pas mais je pense que ça m’a beaucoup influencé. Et puis ce qu’on écoutait à la maison c’était principalement des artistes anglais américains ou canadiens ». Cette influence de la langue anglaise, on la ressent également dans le nom de l’album, simplement intitulé « Yellow ». Il nous explique ce choix : « Je fais de la musique qui est un peu mélancolique et j’avais envie d’apporter autre chose que je n’avais pas. J’avais envie que l’album ne soit pas complètement badant. Donc j’ai essayé d’amener un peu de couleur, un peu de chaleur à ma musique et « Yellow » est arrivé très vite. Et puis ça me semblait solaire ». On lui a donc demandé s’il pouvait faire de la musique badante s’il se laissait aller : « Non mais par exemple il y a « Hold My Hand » ou « Forgiveness » qui sont des chansons qui ne sont pas joyeuses. Ou « I wish ». C’est un peu moi ce qui m’inspire quand j’écris des chansons : dans mes textes ça racontent des choses un peu dur mais j’ai essayé dans les mélodies et dans les rythmiques d’amener un petit peu plus d’espoir et de vie ».

Nous lui avons également demandé si les expériences de la vie, entre l’Australie et le fait d’avoir joué dans le métro, avaient eu une influence sur sa musique : « Un petit peu parce que quand j’étais dans le métro il y avait cette réverbe naturelle qui était magnifique et vu que ce n’est pas une scène et que les gens ne sont pas là pour écouter la musique dans mon écriture, mes compositions, j’ai remarqué que je commençais en cherchant à pousser un peu plus sur ma voix pour essayer d’attraper les gens et de ne pas chanter dans les graves parce que du coup ça s’entend moins. C’est pour ça où il y a plein de morceaux où dès le début je suis assez haut et évidemment toutes ces heures, ça participe à l’écriture des chansons ». Il nous a expliqué composer ses titres principalement en guitare-voix et trouve les arrangements avec d’autres instruments par la suite mais utiliser le piano comme instrument principal serait jouable. Hugo Barriol est également revenu plus en détail sur sa façon de composer : « Souvent en fait c’est plutôt une phrase ou quelques mots qui viennent. Et puis après bah justement la façon dont sonne les mots ça m’entraîne vers une mélodie. Ca m’arrive aussi d’être sur la guitare et de jouer de me dire tiens ça c’est pas mal et du coup d’aller chercher un peu dans les textes que j’ai pour les mettre dessus. Et des fois ça prend. « Forgiveness » je l’ai fait comme ça, c’était d’abord la guitare et après le chant est arrivé. Mais il n’y a pas vraiment de règles ».

Hugo Barriol sera en concert le 11 avril en Suisse, le 20 à la Cordonnerie à Romans-Sur-Isère, le 27 au Casino de Paris ou encore le 14 novembre à l’Ancienne Belgique, à Bruxelles. Il nous a parlé un peu de la scène : «  Je prends beaucoup plus de plaisir sur scène parce que je suis avec les musiciens et on partage quelque chose, il y a le public. Des fois il y a vraiment des moments qui sont assez incroyable alors qu’en studio on n’est plus en train de concocter quelque chose. Donc ouais c’est vraiment le partage qui fait du bien. Et évidemment moi je prends du plaisir à écrire mes chansons mais aussi après il faut aller les partager ».

Avant d’aller le voir en live vous pouvez retrouver dès maintenant son interview complète sur notre site et notre chaîne YouTube, ainsi que le live de « Oh My » ! Et écoutez Hugo Barriol sur Hotmixradio New.

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