Alex Hepburn nous parle de son album « Things I’ve Seen »

Par 26/04/2019

« If You Stay », « I Believe » et plus récemment « Take Home To Mama » : après avoir dévoilé ces trois premiers extraits, Alex Hepburn a sorti vendredi dernier, le 19 avril, son deuxième album « Things I’ve Seen ». Elle nous a confié utilisé la musique comme moyen thérapeutique, nous a raconté sa rencontre et son duo avec James Arthur et nous a fait le plaisir d’interpréter son single actuel, « Take Home To Mama », en live dans les Instants Privilégiés.

Celle qui avait cartonné avec le titre « Under » en 2013 est aujourd’hui de retour avec son deuxième album, « Things I’ve Seen », qui mélange les influences rock et soul et offre un projet très réussi. Alex Hepburn nous explique que cette pause dans sa carrière a été nécessaire pour elle : « J’avais arrêté la musique entre le premier et deuxième album. J’ai pris deux ans de break pour des raisons professionnelles et personnelles et là je reviens avec un album. Ça ne m’a pas pris 5 ans pour faire un album, ça m’a pris deux ans pour essayer d’arrêter la musique et le reste pour refaire. C’est marrant parce que je n’ai jamais commencé la musique pour être connue ou sous l’emprise de quoique ce soit, ce que je veux c’est être heureuse, c’est le plus important des trucs et je pense que tout le monde devrait vivre de la même manière. Ce n’est pas facile parce qu’on a besoin de sous pour vivre et tout mais à la base je pense que la chose la plus importante c’est d’être heureux, c’est la paix en soi. Et si tu ne l’as pas, rien ne vaut ça. Il n’y a aucune gloire, il n’y a rien ». Elle nous a confié ne pas avoir forcément écouté beaucoup de musique pendant cette pause, du moins pas des titres dans le même univers que ce qu’elle fait : « Je n’écoutais rien. Je n’écoute pas des trucs que je fais, j’écoute vraiment du hip-hop en fait, beaucoup de rap, de trap moderne, donc j’essaie d’écouter des trucs qui me rappelle pourquoi j’ai commencé la musique. En fait, j’ai plus commencé la musique à cause du hip-hop que de la soul. Les gens se trompent dans l’information, j’ai mes parents qui m’ont joué de la soul mais j’ai commencé à chanter avec des rappeurs et des beatmakers. Et donc de toute façon ça vient tout de la même chose, c’est de la galère et de la souffrance, et voilà. Mais pendant mes deux ans, j’ai passé mes deux ans à essayer de maigrir »

Si l’album s’appelle « Things I’ve Seen », Alex Hepburn nous confie que ce n’était pas le nom initialement prévu pour cet opus : « Il s’appelle « Things I’ve Seen », normalement il y avait un « the » mais le problème c’est qu’apparemment c’est difficile en Europe pour que les gens prononcent « The Things I’ve Seen », ce que je trouve vraiment pas vrai et en plus ça voulait dire quelque chose. Du coup on l’a appelé « Things I’ve Seen » pour aider les gens à pouvoir le prononcer ». Elle nous explique avoir travaillé sur le tracklisting en faisant le choix de mettre des titres pour tous les goûts sur cet album : « Je trouvais qu’au moins tu as un peu de tout pour tous les pays. Il y a tellement de goûts différents par rapport à ce que aime la France, ce que aime l’Allemagne, ce qu’aime l’Angleterre etc. Et c’est intéressant et en fait je me suis dit avec le streaming qui est très important et c’est une chose que j’écoute beaucoup, je me suis dit que c’est important d’en avoir un petit peu pour tout le monde. À la base aussi, ce n’est que des choses autobiographiques. À chaque fois que j’ai un truc qui m’arrive, ce qui m’arrive très souvent car il y a toujours un truc qui m’arrive, je le prends et je le mets dans une chanson. C’est comme mon journal intime. C’est bizarre, ça m’enlève un poids, c’est un peu comme se confesser. C’est une thérapie ». Une thérapie pour elle certes, mais avec ses textes Alex Hepburn souhaite également aider les gens qui l’écoute, notamment avec le titre « Burn Me Alive », en duo avec James Arthur, où elle évoque le suicide de sa soeur. Elle nous a parlé de ce morceau et de sa rencontre avec l’artiste britannique : « James Arthur c’est mon chouchou, c’est mon voisin en plus. Il a été nominé aux Music Awards avec moi et quand j’ai perdu contre lui avec « Under » et « Impossible », ils ont fait un close-up sur mon visage et j’ai dit ‘motherfucker’. Et en fait, il m’a revu dans un concert privé et je suis passée devant lui à l’aéroport et j’ai essayé de l’ignorer parce que je savais que j’avais dit un truc comme ça. Et il m’a dit : ‘Mrs Hepburn, reviens là’. Il m’a dit : ‘J’ai vu ce que tu as dit sur moi’… Mais je n’ai pas dit ça sur lui, c’est juste que ma réaction était : ‘ah j’ai perdu, motherfucker’, ce n’était pas lui que je traitais de ‘motherfucker’. Et puis il m’a dit ‘ah non’ et il a rigolé et m’a dit que ça l’avait fait vraiment rire. Et après on s’est rendu compte qu’on avait beaucoup de choses en commun et c’est un mec qui a vraiment beaucoup galéré comme moi. Et donc voilà, la naissance de cette chanson qui parle du suicide de ma petite soeur. C’est lui qui m’a poussé à le faire parce que à la base je disais que je ne pouvais pas et il m’a dit c’est important ce sujet parce qu’il y a beaucoup de jeunes qui souffrent de ça. C’est un truc où il y a beaucoup de gens qui essaient de crier à l’aide et personne ne les entend ou les comprend. Cette chanson elle est importante parce que je vais essayer d’aider des gens avec ça ».

 

L’interview d’Alex Hepburn est à retrouver dès maintenant en podcast audio et vidéo, tout comme le live de son titre « Take Home To Mama » ! Et vous pouvez l’écouter sur Hotmixradio Hits !

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