Découvrez Suna !

Par 01/05/2019

« Libre Service », comme une lumière dans la nuit qui guide et rassemble les papillons égarés. Comme une oasis où l’on croise des gens étranges et de tous horizons. « Libre Service », un album mélancolique, presque sombre, mais qui reste éclairé en permanence par une douce lumière. Voici comment est décrit le premier album de Suna, sorti en mars, dans sa biographie. L’artiste est venu nous le présenter dans les Instants Privilégiés et nous a interprété deux titres, « Echo Echo » et « Perdre La Raison » en live, aux côtés de Yumi.

Suna – Antoine de son vrai prénom, est venu nous présenter son premier album, « Libre Service », et forcément la première question qui s’est posée est pourquoi avoir choisi ce nom de scène : « À la base je l’ai pris vraiment parce que le mot me plaisait, je ne sais plus où je l’ai vu, où je suis tombé dessus, mais voilà quatre lettres, c’est très simple et j’ai appris ensuite que ça voulait dire d’autres choses en japonais ou en arabe. Il y a d’autres significations comme le sable ou le temps. C’est un peu vague et tout mais ça me va très bien ». Il nous a également raconté son parcours : « Auparavant je travaillais dans la publicité et je faisais du son la nuit, je mettais tout ça sur SoundCloud et puis ensuite je suis rentré en France et je me suis dit que je voulais vraiment faire du son à fond. J’ai arrêté de travailler pendant un an et je me suis dit que je me donnais un an sinon j’allais reprendre ma carrière. Et puis j’ai vu un concours passer, c’était Tsugi le magazine et le label Discograph et on pouvait choisir n’importe quel titre de leur catalogue et t’avais toutes les pistes séparées. J’en ai prise une je pense qui était très peu reprise, c’était « Yan Kadi » de Eric Legnini, c’est un jazzman et j’ai fais une version totalement chelou et j’ai gagné. Après je les ai rencontré et ils m’ont fait signer un premier contrat, un contrat d’artiste donc première expérience de label. Et puis ensuite d’autres labels m’ont suivi dont Pias aujourd’hui chez qui je sors mon premier album « Libre Service ». Suna nous a expliqué pourquoi avoir choisi ce nom d’album, qui n’est pas le nom de l’une des pistes de celui-ci : « J’ai choisi plutôt à la fin de la production de l’album, j’avais pratiquement tous les titres et puis oui à un moment donné il faut donner un nom à tout ça. Et puis en y réfléchissant, je me suis dit avec le retour que j’avais eu des autres, de ceux qui écoutaient ma musique depuis longtemps, que c’est une musique assez feutrée, aérienne, douce, mais qui peut s’écouter la nuit pour faire la fête un petit peu mais c’est aussi quelque chose que tu écoutes au calme. On habite tous à Paris et j’habitais à Nîmes aussi auparavant et on a un truc tous en sortant c’est les libres services, les supérettes, et je trouvais que l’image de la supérette qui est allumée dans la nuit ou tous feux éteints, où tu as juste la petite lumière qui brille et où tu as tous les gens qui rentrent pour assouvir leur soif, je trouve que le libre service voulait bien dire ça. C’est comme un repère dans la nuit qui attire les petits papillons ». Il s’est confié sur le fait que son papa est très fier de son travail : « Papa est fier, il n’a pas acheté qu’un seul album, il en a acheté beaucoup et puis il les file à tous ses potes. Même avant la sortie de l’album, il avait déjà tous les titres, il avait un lien privé de l’album et à tous les diners entre amis ou en famille il passait mes sons, je crois qu’il a du saouler tout le monde. De base, il écoute de tout, c’est un vrai mélomane et dans tous les cas je pense que je pourrais vraiment faire n’importe quoi comme son, je pense qu’il aimerait quand même parce que je suis son fils. Mais même moi quand je faisais de la musique, lui aussi s’y était mis un petit peu, on se partageait les trucs et lui faisait de la techno. Il ne le faisait pas exprès, il écoute plutôt du rock, un peu de tout mais là il bossait sur ACID un logiciel et il sortait des sons un peu électroniques voir même un peu techno, très rapide et tout ça. Après ce n’est pas un musicien, il ne joue pas du tout mais il aime écouter des sons alors que ma mère et ma soeur jouent du piano et moi j’ai commencé par la guitare »

Sur l’album, on retrouve un parfait mélange entre le français et l’anglais, un choix qui ne s’est pas fait directement mais au fil de la construction de l’album et des expériences en live de Suna : « À la base tout était en anglais et en fait sous des conseils avisés et même moi je commençais à en avoir envie, c’est de retranscrire tout ça en français parce qu’en live je me rendais compte que des gens sont moins interpellés quand c’est en anglais. Même si les gens comprennent l’anglais, quand c’est en concert il y a du son partout et en fait ils ne comprennent rien. Du coup il y a la déjà une perte d’émotion et je commençais à tout faire en français, je l’ai fait en live et ça marchait plus, je chantais mieux et je ressentais plus les choses donc ça s’est fait un peu naturellement comme ça et un peu au dernier moment aussi. Tout était en anglais ou presque et c’est Yumi, celle qui chante sur « Perdre La Raison », qui m’a aidé à réécrire tous les textes en français ».

L’interview complète de Suna ainsi que les deux titres en live « Perdre La Raison » et « Echo Echo » sont à retrouver dès maintenant en podcast audio et vidéo ! Et écoutez-le sur Hotmixradio New !

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