Frank Carter and the Rattlesnakes en interview et live !

Par 03/05/2019

Frank Carter and the Rattlesnakes est de retour avec un troisième album qui sort ce vendredi. De passage à Paris il y a environ un mois, le groupe s’est arrêté dans nos studios pour nous raconter la composition de cet opus et ont interprété « Crowbar » et « Kitty Sucker » en live.

Après « Blossom » et « Modern Ruin », Frank Carter and the Rattlesnakes revient avec un troisième album, « End Of Suffering ». Dès le début de l’interview, ils se sont dit très heureux de sortir ce nouvel album : « C’est incroyable, ça fait longtemps qu’on attendait d’en arriver là, donc on est vraiment contents ! ». Ils nous ont expliqué les différences avec les deux premiers albums : « Pour cet album, on a essayé de tout changer dans le groupe. Ça a été un défi, pas seulement pour nos fans, mais pour nous aussi. Donc oui tout est différent ». À savoir que « End Of Suffering » a été réalisé assez rapidement, en six mois : « En fait c’est plutôt long pour nous. C’est la première fois qu’on met autant de temps à faire un album, mais aussi la première fois qu’on le sort aussi vite. Nos deux premiers albums, nous les avons faits très rapidement, en seulement 12 mois. Seulement ensuite ils ont mis trois ans à sortir. Donc quand « Modern Ruin » est sorti, on avait encore du mal à le différencier avec le 1er album. Avec « End Of Suffering », on a eu tout le temps en studio, et en quelques mois on avait assez pour un album. Tout le monde a donc commencé à se bouger pour que ça se fasse. Ce qui est cool avec cet album, c’est qu’on a cette sensation de nouveauté en le jouant en live ». Le groupe a travaillé dessus en le composant notamment avec une guitare et un iPhone, une méthode qu’ils utilisent assez souvent : « On a toujours fait comme ça, on se pose sur un canapé, avec deux tasses de thé et une guitare, je prends mon téléphone et on enregistre. On a perdu trop de titres en n’enregistrant pas ! On a toujours écrit de la même manière, mais cette fois on a eu plus de temps. Avant, on écrivait le titre sur le mur et il était fini à ce moment-là. Là il y en a pas mal qu’on fini par faire revenir sur ce mur et qu’on a modifié. Il faut expliquer qu’on avait un tableau blanc, on n’écrivait pas directement sur le mur ! ». Ils ont également fait appel à un nouveau producteur et un nouvel ingénieur du son : « On voulait du changement, comme je l’ai dit, on voulait se challenger, et donc quelqu’un qui allait nous challenger. Cam Blackwood et Tom ont vraiment fait ça. Ils ont voulu nous faire sortir de notre zone de confort en permanence en trouvant de nouveaux instruments à utiliser. Il y a beaucoup de synthés sur cet album. Ma voix n’a jamais aussi bien sonné, même les guitares et la batterie sonnent différemment. Tout a été un renouveau, une toute nouvelle énergie. Ils ont eu une approche hip-hop, comme un patchwork, on ne s’est pas réuni dans une pièce pour jouer le titre ensemble et l’enregistrer. Les chansons se sont construites au fur et à mesure, bout par bout on les a améliorés, jusqu’à les avoir finis. C’était le plus gros changement, si tu bosses depuis trois semaines sur un titre, tu peux toujours y injecter une nouvelle mélodie et complètement le changer ».

Premier extrait de « End Of Suffering », « Crowbar » : « Je pense qu’on avait besoin d’une profession de foi pour cet album. On voulait dire tout ce que raconte l’album, en un seul titre. Mais ça c’est impossible, donc la solution c’était de faire une chanson qui dit « tu ne peux pas nous dicter quoi faire ». On a vraiment essayé de résumer l’album en un seul titre, mais ce n’était pas possible, il y avait trop de choses à dire, c’est trop compliqué. Donc on a écrit « Crowbar » et c’était un bon coup d’envoi. Quand on a commencé à discuter de comment commencer et finir l’album, on est assez vite tombés d’accord. On a tous eu « Crowbar » en tête, on a suivi notre instinct, tout simplement ». Le groupe nous a raconté l’histoire de ce titre : « La chanson parle du moment ou quelqu’un te dit qui tu dois être. Que ce soit ton professeur, tes parents, ton collègue, ton patron, ton copain ou ta copine. Quand ils commencent à te dicter comment t’habiller, quelle musique tu dois écouter, si tu dois sortir ou pas, ce que tu dois poster sur les réseaux sociaux, toutes ces choses. Si tu commences à vivre avec leurs règles, c’est le début de la tristesse. Ce que tu dois faire c’est vivre par toi-même. Et ça peut être très difficile parce que souvent la société nous dit ce qui est bien et ce qui est mal. Mais les gens parlent depuis leur point de vue, ils n’écoutent que très rarement ce que tu dis. Cette chanson dit tout simplement : « qu’il aillent tous se faire foutre ». C’est tout simplement ça : « je n’écouterai pas ce que tu penses être bien pour moi, il n’y a que moi qui sait ce qui est bon pour moi ». Tout le monde essaie de te mettre dans une boite, pour te définir. Le sens de la chanson, c’est que s’ils essaient de te mettre dans cette boite, attrape un pied de biche et explose là. Et donc le clip à été tourné par notre ami Ross, en une seule journée. La vidéo parle de tout ça, il y a des gens qui marchent tous dans le même sens sans faire attention autour d’eux, comme des moutons. J’essaie d’être l’élément perturbateur, de les réveiller, et de leur dire qu’ils peuvent être qui ils veulent. C’est pour ça qu’à la fin il y a un mosh pit dans un salon. Tout le monde s’habille comme il veut, c’est lumineux et magnifique, tout le monde sourit ».

L’interview complète de Frank Carter and the Rattlesnakes est disponible dès maintenant, ainsi que les deux titres qu’ils nous ont fait le plaisir d’interpréter en live : « Crowbar » et « Kitty Sucker ». Et écoutez-les sur Hotmixradio Rock !

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