Jonathan Jeremiah en interview et live !

Par 27/05/2019

La réédition de l’album « Good Day » de Jonathan Jeremiah est sortie le 12 avril. De passage à Paris il y a maintenant un peu plus d’un mois, celui qui interprète le titre « Mountain » que vous avez forcément entendu est venu nous en parler et nous a fait le plaisir de chanter deux morceaux en live : « Good Day », le nom de l’opus, et « Mountain », le single actuel, dans les Instants Privilégiés !

« Écouter de la musique, c’est découvrir un autre univers ». Voilà une phrase que Jonathan Jeremiah a prononcé en interview. Nous lui avons donc demandé comme est-ce qu’il pourrait décrire son univers : « Je pense que ce qui m’a toujours attiré dans la musique, c’est les choses qui m’ont permis de sortir un peu de mon univers à Londres. Même si ça ne s’entend pas forcément avec mon accent, j’ai grandi dans un quartier plutôt dur et du coup dans les années 80/90 c’était une musique qui me permettait de danser ou alors des éléments cinématographiques qui me sortaient un petit peu de mon quotidien ». L’artiste a du faire le choix à l’école entre apprendre la guitare et le français. Ayant choisi la guitare, nous l’avons questionné sur le fait qu’aujourd’hui, étant donné qu’il est en France, est-ce qu’il regrette de ne pas avoir pris le français ? « Je me suis toujours dit que ce jour viendrait à un moment et c’est vrai qu’on allait me poser cette question, pourquoi est-ce que tu n’as pas choisi le français plutôt que la guitare… Mais en même temps non, tout le monde veut toujours faire de la guitare et puis mes deux soeurs ainées elles ont choisi les cours de français et du coup je voulais être un peu l’élève rebel ».

Sur cet opus, un titre se démarque : « Deadweight », d’une longueur de 7’20. Il s’agit du titre le plus long de l’album, avec un break intense au milieu, composé de différentes influences. Il nous raconte comment il a travaillé sur ce morceau : « C’est un petit peu tu fais ta marmite, tu fais ta tambouille avec ça. J’ai toujours eu ce problème avec la musique qui aujourd’hui a du mal à se sortir de ce format de trois minutes. Ton morceau doit être up-tempo, ton refrain doit absolument arriver à 25 secondes alors que moi j’ai plutôt tendance à réfléchir à un ensemble, un ensemble de 45 minutes par exemple. Quand tu écoutes du Wagner oui ça va être facilement 45 minutes. Aujourd’hui on a quand même la capacité de se concentrer pendant un voir trois jours de suite à regarder des épisodes sur Netflix sans même cligner des yeux donc on peut bien concevoir la musique comme un ensemble d’au moins 45 minutes. Je vois plus ça comme une pièce de théâtre, pas forcément comme quelque chose de très pop et du coup en faisant un morceau comme ça de plus de 7 minutes, j’ai mis un petit peu toutes mes influences. Mon côté un petit peu rock’n’roll de mon enfance et d’autres choses et du coup tu fais ta tambouille ». En parlant de musique et de Netflix, étant donné que son son est très théâtral, nous lui avons demandé si créer de la musique pour des séries pourrait l’intéresser : « Oui je pourrais faire un show Netflix, pourquoi pas. En fait, tu sais la relation qu’on a dans notre vie est dictée par la relation qu’on a avec notre famille et c’est très présent par exemple pour la musique. Par exemple la connexion qu’on peut avoir quand on est un garçon avec son père, ça peut être à travers le football mais bon dans ma famille on était pas dans le foot, et du coup ce qu’on faisait beaucoup avec mon père c’était regarder des films ensemble donc j’ai grandi comme ça. Tout est très visuel pour moi, comme dans un film, j’ai toujours un peu la bande son de ma vie, quand tu marches dans la rue, tu écoutes une musique, c’est un peu la bande son de ta vie donc il y a toujours quelque chose de très cinématique dans ma vie de tous les jours et pourquoi pas faire une série Netflix ». Dans cette réédition, on retrouve cinq titres en plus, dont deux titres en acoustique. Il nous parle de ces morceaux : « En fait on parlait tout à l’heure de Netflix et de comment ils sont capables de capter notre attention pendant dix heures par jour et je pensais un peu à ça, ils arrivent à garder notre attention parce que c’est des histoires qui se développent. Et puis je lisais un livre de Joseph Campbell qui parle un peu de ces différentes étapes de la vie et un album peut aussi avoir ça, le début peut être un peu comme le monde ordinaire, ensuite ça va partir sur une aventure et ainsi de suite. C’est des histoires, mais des histoires mises en musique et un album c’est un petit peu toute cette frise chronologique que je souhaitais qu’il parcourt. Et du coup les morceaux rajoutés sont peut-être des morceaux plus personnels comme « Hurricanes », qui parle de la nuit où mon père est décédé ou « Brussels » qui parle du divorce d’un ami ». Pas de duos à noter cependant sur l’opus, un exercice difficile selon Jonathan Jeremiah : « C’est dur les duos, c’est un peu comme « Games Of Thrones », ils ont leurs amis, leurs supporters, mais qu’est-ce qu’ils vont y gagner à faire un duo ? Ils vont souvent vouloir un petit peu plus donc c’est quand même assez dur de faire un duo ».

 

L’intégralité de l’interview avec Jonathan Jeremiah ainsi que les titres « Mountain » et « Good Day » en live sont à retrouver dès maintenant sur notre chaîne YouTube ainsi qu’en podcast audio ! Et écoutez-le sur Hotmixradio VIP !

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