Découvrez Luidji !

Par 31/05/2019

Luidji est venu nous présenter son album « Tristesse Business Saison 1 » sorti il y a un peu plus d’un mois dans les Instants Privilégiés. Pour ce premier opus, l’artiste qui mélange le rap et le chant a choisi de retranscrire ses émotions en musique et c’est réussi ! Rencontre.

C’est la première chose que Luidji nous a confié en interview : l’ambiance de son album est le point le plus important et devait aller de paire avec les émotions qu’il souhaite retranscrire : « En fait l’enjeu je pense sur ce projet-là c’était avant tout que l’ambiance match avec les émotions que je voulais transmettre au travers des titres d’où l’idée d’inclure des effets spéciaux autour de l’eau etc. C’est pour accompagner le voyage en quelque sorte ». Un voyage accompagné par un interlude où on a l’impression que quelqu’un est en train de se noyer : « Le personnage en question on l’entend plonger à la fin du morceau « Agoué », on l’entend qui tombe dans l’eau, et « Erzulie » c’est le moment où il va réussir à sortir de l’eau, comme si en fait il s’échappait un peu de ses problèmes ». L’égo trip est toujours présent dans l’album même si Luidji n’a pas souhaité mettre cette partie plus en avant que ça : « C’est une facette que j’ai toujours eu dans le passé et c’est un rap que j’aime bien faire, c’est juste que c’est pour ça aussi que ces titres-là arrivent plus vers la fin du projet, parce que ce n’est pas la facette que je voulais mettre en avant mais c’est toujours quelque chose d’attrayant. Et puis même en concert on se tape des barres ensemble ». Il nous a expliqué comment il travaille : « Je ne suis pas tout le temps en studio mais par contre je réfléchis constamment aux sons. Par exemple avant d’arriver ici il y a toujours une, deux, trois rimes qui peuvent m’arriver et que je vais noter dans mon téléphone, ou des airs, des refrains, des top-lines comme on dit un peu dans le jargon que je vais enregistrer sur mon dictaphone. Mais je suis constamment dans cette réflexion-là. Après tout le temps en train de produire non je ne dors pas en studio, ce n’est pas mon délire. Toutes les chansons sont des histoires vécues de A à Z dans cet album-là. Et « Femme Flic » c’était juste à l’époque où j’avais une copine très très très jalouse en fait ». Nous lui avons demandé si pour lui le plus important était de raconter des choses ou de créer des nouveaux morceaux : « En fait il est carrément là l’enjeu, c’est-à-dire de réussir à raconter une histoire mais de ne pas être terre à terre sur tous les morceaux. Il y a des morceaux où on peut imaginer des ressentis avec très peu de mots, et c’est le cas de « Plus Haut » par exemple. « Plus Haut » je répète deux fois la même phrase un peu comme j’avais fait sur « Marie Jeanne », et ce qui va compter à ce moment-là c’est plus l’émotion qu’il va y avoir dans la voix et les mots qui vont être choisis étant donné qu’il y en a peu et c’est ça qui va faire toute la puissance du son pour moi. Je déteste m’ennuyer en écoutant les albums donc c’est pour ça que j’ai fait un album où vraiment on peut naviguer au travers des émotions ».

« Tristesse Business Saison 1 » est composé de 17 titres, le juste nombre pour l’artiste : « À partir du moment où j’ai décidé qu’il y aurait 17 titres, le chiffre 17 ne m’a plus jamais quitté. À chaque fois qu’on en parlait, même avec des amis à moi, il était toujours quelque part. Quand c’était pas l’heure, il y avait un truc sur l’écran ou mon petit cousin il a le numéro 17 pour jouer au foot, il est pro en Belgique et le jour où on en a reparlé la dernière fois et tout il m’envoie un message pile à ce moment là et je vois écrit Yoann 17 sur le truc, donc c’était vraiment le destin ». D’autres titres ont cependant été produits et enregistrés : « Je me dit que peut-être ce n’est pas le moment. Il y a des morceaux qui étaient à la base prévus pour cet album-là et au final en fait j’accorde beaucoup d’importance au tracklisting parce que pour moi c’est l’enchainement des morceaux qui va créer le concept. Et il y a des morceaux qui étaient super bons mais qui ne rentraient tout simplement pas dans la tram de l’album donc du coup je les ai mis de côté et je me dit que peut-être pour un prochain ça trouvera sa place ».

Luidji nous a également raconté comme il se sentait quelques semaines après la sortie de ce premier album : « Avant la sortie j’étais très serein, j’étais très patient, j’attendais parce que je me disais que de toute façon ça faisait un an que j’étais dessus donc je n’allais pas tout précipiter d’un coup et tout lâcher d’un coup et après la sortie je n’ai pas lâché mon téléphone. Je regardais tout, je recevais plein de trucs, surtout c’est mon premier album. J’ai vécu le truc dans le speed et là je suis un peu redescendu, je vais pouvoir un peu prendre le temps pour moi, me reposer, me ressourcer et puis recommencer ».

Si aucun concert n’est pour l’instant prévu au planning, Luidji nous a parlé de sa formation en live : « Il y a quelqu’un aux platines mais qui peut aussi faire du live avec ses machines, je vais avoir un claviériste, un bassiste et un guitariste idéalement. Avec un batteur. C’est très musical après là on parle vraiment de la formation la plus élaborée ».

 

L’interview complète de Luidji est à retrouver dès maintenant en podcast audio et vidéo ! Et vous pouvez l’écouter sur Hotmixradio Hip-Hop !

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