Rencontre avec Last Train

Par 16/11/2019

C’est l’un des groupes les plus prometteurs du rock français… Quelques jours avant leur concert complet au Trianon de Paris, nous avons rencontré les membres de Last Train, pour parler de la pause qu’ils ont pris avant leur nouvel album « The Big Picture » sorti en septembre, de sa composition et de concerts.

Après un premier album acclamé par la critique et plus de 300 concerts en trois ans, le groupe Last Train s’est accordé une pause afin de travailler sur ce nouvel opus, « The Big Picture ». Une pause qui au final n’en était pas vraiment une, car le groupe a travaillé sur de nombreux projets entre-temps. Ils nous racontent ce qu’il s’est passé à partir du moment où ils ont arrêté les concerts : « Il y a forcément un petit manque parce que mine de rien depuis qu’on a fini nos études, on était dans la tournée depuis trois/quatre ans, donc c’était notre vie, ça fonctionnait comme ça. Je sais que moi personnellement les deux/trois premiers mois j’ai eu un petit moment de ‘wahoo’. Et après il y a des nouveaux projets, tu travailles pour ton nouvel album et la vie reprend vite son cours. Cette pause était nécessaire pour nous avec tous les concerts qu’on avait fait et à un moment donné on avait fait le tour, il fallait revenir à quelque chose de neuf et ce n’était pas que du repos, on a eu d’autres projets… Après un certain moment on peut aussi se rendre compte de la fragilité d’une carrière, quand au bout de six mois on avait plus fait d’apparitions publiques et que les premiers noms sur les festivals commençaient à arriver. On ne faisait plus partie de la programmation, forcément on était un peu triste ». Le groupe ne se décrit pas comme étant super productif et préfère travailler longtemps sur un même morceau pour avoir le résultat escompté : « Non on est pas trop productif en fait, on a des choses très précises en tête et on essaie d’aller au fond des choses donc ça nous prend beaucoup beaucoup de temps. Il y a la composition et ensuite la concrétisation de cette idée-là et c’est deux choses différentes. En l’occurrence généralement il y a une idée qui est ramenée et ensuite on la travaille tous ensemble en répétition et on va au fond des choses. Ça va peut être prendre 30 répétitions avant de trouver un truc où on se dit là on est vraiment confort sur cette chanson, on s’y sent bien. Et ensuite il y a encore beaucoup de choses qui se passent en studio, pendant la période d’arrangements, pendant la période où on pose les voix… À partir du moment où il y a la première idée jusqu’à ce qu’on puisse l’écouter de manière définitive, je pense que pour toutes les chansons il y a eu deux ans ou deux ans et demi qui se sont passées ». Le plus important pour eux, faire passer des émotions à travers leurs titres : « On est tous fan d’émotion, et à la base ou en tout cas aujourd’hui c’est devenu comme ça. On écoute de la musique pour ressentir des émotions, tout type d’émotion, et en fait on ne joue plus et on ne compose plus de la musique juste parce qu’on a envie de créer quelque chose mais parce qu’on a envie de délivrer quelque chose et de ressentir – même si c’est un peu égoïste – nous déjà dans un premier temps quelque chose quand on le joue. On sait qu’une chanson est terminée quand nous on a la sensation d’avoir fait le tour d’une émotion et est-ce qu’on l’a apporté de la bonne manière, est-ce qu’on l’a exploité de la bonne manière, est-ce qu’on arrive à faire comprendre l’idée, l’émotion qu’on avait envie de délivrer à la personne qui l’écoute et voilà. Je pense qu’en fait ça vient assez naturellement, on ne se pose pas trop de questions, on le sait quoi ».

Si le groupe est entouré d’un petit cercle pour les aider, les décisions quant à elles ne se prennent qu’à quatre. Les journées off n’existent pas vraiment pour les membres de Last Train : « J’ai pris un ou deux jours off, j’ai pas fait grand chose j’avoue, mais il faut mesurer tout ça, je pense que des fois ça fait vraiment du bien de faire du off quand t’as fait vraiment beaucoup de dates et que t’as la tête très pleine. Il faut savoir se reposer. Jean Noël n’en fait quasiment jamais mais on essaie très vite de repartir sur un autre projet et justement de limiter ça. Si tu prends un ou deux jours off il ne faut pas en prendre un troisième car tu te demandes vite ce que tu es en train de faire et tu te poses pas mal de questions. C’est pour ça qu’on est avide de projets et qu’on cherche toujours à faire autre chose à côté du groupe. C’est important de toujours être en mouvement et d’avoir toujours des choses à faire et à penser ».

Et leur concert au Trianon à Paris début novembre a su séduire les fans présents. C’est dans une salle complète que les quatre musiciens sont montés sur scène, devant un public déjà conquis. Dès les premières notes de la deuxième chanson (« Way Out », sorti en 2017), les acclamations se sont faites entendre : la soirée était belle et bien lancée. Accordant une grande importance à la scénographie, nous avons pu découvrir différents jeux de lumières mettant en avant le groupe dans une ambiance chic et classe, les membres étant eux-mêmes très bien habillés. Il n’y a pas à dire : le set est carré et le chanteur, Jean-Noël, n’a pas hésité à se faire porter par la foule et a joué de la guitare allongé sur le public. Pour le rappel, composé de trois titres dont « The Big Picture », Last Train, qui souhaite faire passer des émotions, aura réussi son pari : que ce soit sur scène ou dans le public, on retrouve des gens en larmes, d’autres qui se serrent dans les bras. On avait rarement vu ça lors d’un concert. Lors de notre interview, Jean-Noël avait insisté sur le fait de faire passer des émotions avec la musique. Après ce concert, on peut dire que le pari est réussi.

Écoutez Last Train sur Hotmixradio Rock !

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