Marc Fichel à l’Européen

Par 04/12/2019

Il partage sa vie entre le marché de Rungis et la musique… Nous avons rencontré Marc Fichel qui nous a parlé de son album « Encore Un Instant » avant de le voir en concert à l’Européen lundi 2 décembre. On vous raconte tout !

« Encore Un Instant », tel est le nom de l’album de Marc Fichel, qui est également le titre de l’une de ses chansons. Il nous explique pourquoi ce choix : « Aussi bien le titre de la chanson que le titre de l’album c’est parce que j’ai pensé à une phrase quand on est petit. Souvent nos parents nous disent tout à chacun : bon allez on y va… Et toi tu dis non mais encore l’instant papa, encore un instant. Et cet instant-là, c’est l’instant de l’album en fait. Souvent quand on était en studio on se disait non on essaie encore une fois, encore un instant. Et c’est toujours ce moment qu’il y a, le temps passe trop vite malheureusement et on veut toujours rester à cet instant de plus. Je trouvais que ça correspondait tout à fait à l’image que je voulais donner à l’album ». Pour trouver l’inspiration pour ses titres, Marc Fichel s’inspire en premier lieu de sa vie, mais observe également beaucoup les gens : « Ce que j’aime le plus c’est de me retrouver à une terrasse de café et observer les gens. Quand tu observes les gens tu apprends beaucoup de choses, les laisser parler même des fois il y a des gens qui viennent te parler tout simplement car ils ont besoin de parler. Et malgré qu’on soit dans une société où tout le monde est connecté, le fait d’observer et de parler avec les gens et bien tu apprends beaucoup de choses et j’aime raconter des tranches de vie. Je trouve qu’une chanson ça peut être une tranche de vie et j’espère en écrire des centaines et des centaines jusqu’à la fin de mes jours ». S’il a écrit quasiment tous les titres sur l’album, seul un morceau a été écrit par quelqu’un d’autre que lui. Il s’agit de Laurent Compignie, le réalisateur de l’album : « On m’avait déjà écrit une fois des paroles, ça m’était arrivé une fois sur mon premier album. En revanche, là j’avais pas mal de chansons et il m’en manquait une pour terminer l’album. Je ne savais pas laquelle choisir. On était en studio et mon réal, Laurent Compignie qui est en même temps le directeur artistique du concert que je vais faire à l’Européen me dit ; écoute ça j’ai une chanson à te faire écouter, sans me dire qu’il l’avait faite. J’ai entendu les trois premières notes et j’ai dit tout de suite dit ce sera la onzième chanson. J’ai eu une petite larme car je l’ai trouvée très belle, je trouvais qu’elle avait un côté Renaud, un côté Mistral Gagnant ». Marc Fichel nous confie composer ses titres en piano-voix mais pour l’instant la décision de choisir entre Rungis et la musique n’est pas prise : « Rungis ça va de pair avec la musique pour moi pour l’instant ça coule dans mon sang ». Tant qu’il pourra cumuler les deux, il continuera à le faire.

L’artiste a également choisi de rendre hommage à son grand-père, dans le morceau « Il y Avait », où l’ouverture de la chanson se fait avec un mémo vocal qu’il a enregistré. Il nous parle de lui : « C’est un monsieur qui avait beaucoup de sagesse en lui, qui avait vécu les deux guerres, il est né juste avant la Première Guerre mondiale. Il a vécu la Deuxième Guerre mondiale il a vécu le communisme et il s’est refait sa vie des dizaines de fois. Il avait une sagesse en lui une sorte de calme avant la tempête. Moi quand j’étais angoissé, j’allais le voir puis il me dit : mais pourquoi tu stresses je ne comprends pas, il n’y a personne qui te poursuit, tes parents t’aiment tu travailles tu fais de la musique. Donc il remet les vraies valeurs de la vie et c’est important. Je l’ai interviewé pendant 11h30 pour savoir ce qui s’était passé pendant la guerre et dont j’ai tiré ce petit message de l’interview. Mon but c’est un jour d’en faire un bouquin ou de faire un livre parce que j’ai appris beaucoup de choses sur la vie de ma famille qui vient des pays de l’Est ». Outre un projet de livre, Marc Fichel nous a confié qu’il aimerait beaucoup écrire pour d’autres artistes, notamment Marc Lavoine, Céline Dion ou encore Patrick Bruel, et qu’il rêverait de faire une tournée ou de participer aux Francofolies de La Rochelle.

Avant de penser aux Francofolies, Marc Fichel était en concert ce lundi à l’Européen à Paris, devant une salle qui affichait complet. Et si vous vous attendiez à un show millimétré, vous êtiez au mauvais endroit et c’est également pour cela qu’on a apprécié le spectacle, proche du public et plein de spontanéité. Le chanteur prend le temps d’échanger avec les spectateurs, de répondre à une dame qui commentait tous les morceaux en disant « ooh j’adore » et a même invité des spectateurs sur scène afin de composer une chanson avec les 8 mots donnés par ces mêmes gens. Une prestation impressionnante ! Accompagné sur scène par plusieurs musiciens dont une personne au clavier, une à la basse, une à la batterie, une à la guitare et Frank, sachant jouer à la fois de la clarinette et de l’accordéon, Marc Fichel a également réservé des surprises aux spectateurs présents avec notamment Laurent Compignie qui l’a accompagné au piano mais aussi Nina Morato qui a interprété « Il Ou Elle » pour le final. À noter que chaque spectateur avait un petit sac avec quelques pommes de terre issues du marché de Rungis, de quoi rappeler sa double casquette !

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