Zucchero en interview sur Hotmixradio !

Par 20/12/2019

De passage en promo en France, Zucchero nous a accordé une interview dans un grand hôtel parisien et nous a parlé de son nouvel album D.O.C (qui signifie appellation d’origine contrôlée en italien) ainsi que de ses influences et des concerts à venir.

Avec ce nouvel album, Zucchero défend sa conception artisanale de la chanson. S’il a composé en grande partie cet album dans sa ferme, en Toscane, l’artiste s’est également rendu dans différents pays, donc l’Islande ou les États-Unis : « Comme d’habitude j’écris tous mes albums chez moi pendant six ou sept mois et je suis donc dans ma ferme en Toscane où j’ai mon studio. C’est là que je fais toute la pré-production et ensuite bien entendu pour pouvoir l’enregistrer j’ai besoin de musiciens qui s’adaptent à ma musique et il faut que ce soit les bons musiciens pour ça. Et puis j’ai un producteur avec lequel je collabore désormais depuis dix ans qui s’appelle Don Was. Et donc c’est beaucoup plus facile pour moi d’aller à Los Angeles plutôt que de faire venir tout le monde en Italie. Et effectivement c’est mon habitude de me rendre à Los Angeles, à San Francisco ou même à la Nouvelle Orléans parce que c’est là que je vais trouver les musiciens les plus variés et les plus disponibles pour pouvoir travailler avec moi et faire ma musique ». Pour cet album, Zucchero a décidé de se livrer un peu plus : « Cet album est beaucoup plus intime que les autres et c’est peut-être lié à l’âge. Ce que j’ai voulu faire c’est parler de façon plus libre pour la première fois de certains thèmes qui ne sont pas les thèmes qui sont actuellement à la mode, les thèmes que l’on suit, les chansons qui marchent bien à la radio, ce qui est intéressant, ce qu’on entend un peu partout. Je suis vraiment beaucoup plus libre dans cet album et j’ai voulu parler du monde, du monde dans lequel nous vivons aujourd’hui. J’ai voulu parler des aspects sociaux. Aujourd’hui on veut tous être un peu plus cool, on veut vivre dans un monde, un monde qui est fait d’apparences et pas du tout de substance, de fond en réalité. Tout est un peu fictif, il y a très peu de vrai qui apparaît. Mais je crois qu’il y a toujours malgré ceci une note d’espoir, une lumière au fond du tunnel et j’espère pouvoir le voir s’élargir ce monde, le voir devenir plus grand. C’est aussi un album en quelque sorte de rédemption. C’est vraiment la première fois que je parle de ce genre de choses, peut-être que c’est dû à mon âge effectivement. Moi je suis athée, et pour la première fois je me demande s’il n’y a pas quelqu’un, s’il n’y a pas une personne qui nous guide, qui nous aide, qui peut nous protéger. Peut-être que je fais ça tout simplement par commodité et parce que bon, j’ai un certain âge maintenant ».

Sur la cover de l’album, on peut retrouver l’artiste dans un univers en quelque sorte merveilleux. Il nous explique : « Eh bien cette image sur l’album c’est moi, même si on ne voit pas exactement mon visage. On y voit mon chapeau, on y voit les cornes du diable, les racines, la culture paysanne, la musique symbolisée par la guitare. Et puis le soleil comme une chose belle, positive, pleine d’énergie. Et puis il y a aussi un coucher de soleil, un coucher de soleil sur un champ de maïs qui se trouve à Cross Road dans le Mississippi avec la lune. Et c’est exactement là qu’est née la légende du blues ».

Zucchero sera en tournée dans toute la France et passera Lyon le 7 novembre, Bordeaux le 11, Marseille le 14, Nice le 15, Paris le 17 et Lille le 1er décembre. Il nous raconte : « Alors on va commencer cette tournée en Nouvelle-Zélande et puis on ira en Australie, en Amérique du Nord, au Canada, on fera une partie de l’Europe et puis on retournera en Italie et une autre partie de l’Europe en novembre. Donc on va faire beaucoup de concerts en France cette année. Je dois vous dire que moi je cherche toujours les défis, j’aime beaucoup ça et je préfère visiter des pays où je ne suis pas allé, où il est plus difficile d’entendre des concerts d’artistes comme moi. Par exemple j’ai joué dans le stade de Tahiti, j’ai joué à la Réunion, j’ai joué en Nouvelle-Calédonie. Vraiment des endroits tout à fait uniques et j’aime beaucoup ces défis. J’aime voir la réaction du public qui est si loin de ce que je vois d’habitude. On a désormais un public un peu homologué dans le monde entier à part l’Italie, par exemple en France et en Allemagne et bien le public écoute. Il écoute d’abord. Il est en quelque sorte un peu plus poli il va écouter et seulement après s’il apprécie s’il aime tout ça et bien il va y avoir cette explosion, ce grand final. En Italie c’est différent, le public il part tout de suite, mais personnellement je préfère un public qui écoute et je dois dire que la France l’Allemagne, les États-Unis et d’autres pays sont plus fidèles comme publics. Alors que les latins en général ils suivent plutôt la mode, ils sont moins fidèles. Donc je suis très fier de venir chanter ici en France et je ne le dis pas parce que je suis en France maintenant et parce que je parle avec vous mais parce que c’est vraiment le pays qui a le plus soutenu le jazz, le blues, la musique afro américaine et même la musique africaine qui est vraiment la musique dont tout est parti ».

L’interview complète de Zucchero est à retrouver dès maintenant en podcast audio et vidéo sur Hotmixradio !

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