Les Naive New Beaters en interview sur Hotmixradio

Par 12/02/2020

Leur album « Fun Hours » est sorti en octobre dernier. En plein milieu de leur tournée, le groupe Naive New Beaters est passé par nos studios pour nous le présenter, et nous a interprété deux titres en live acoustique. L’occasion de discuter de la composition de l’album et des retours qu’ils ont eu du public.

Avec un titre d’album comme « Fun Hours », il est vrai que l’univers autour de l’album des Naive New Beaters devait forcément être coloré. C’est ce qu’on retrouve notamment sur leur pochette d’album : « C’est vrai qu’on avait une envie de soleil, de sortir de la morosité ambiante. Parfois, il y a de la morosité et on s’est dit tiens, on va faire un remède anti-morosité. Enfin, c’est un peu venu comme ça. « Fun Hours » c’est une bonne chanson d’ouverture avec une vraie l’intro, ou en plus, le morceau est assez représentatif justement du fun qu’on va avoir tout le reste des morceaux. Il avait ce côté un peu ludique et dansant avec lequel on voulait introduire l’album. Et en plus, dans les paroles, ça parle de ça. Et c’est le seul morceau où ça disait « Fun Hours ». On s’est dit tiens, on va en faire la chanson d’intro pour cet album ».

Si l’album a été enregistré dans plein d’endroits différents, Los Angeles fait partie de la liste. L’objectif était clair : enregistrer sans prendre beaucoup de matériel : « C’est ce qui nous a fait marrer, c’est justement de prendre pas énormément de matos et de pouvoir enregistrer un peu dans pleins endroits différents, avec des atmosphères différentes, comme on l’a fait en plein d’étapes et en commençant assez tôt. Du coup, il n’y a pas eu de ‘on s’enferme pendant trois semaines pour faire ça’. C’était plein de petits bouts ». De nombreux morceaux ont été débutés pour cet opus, pour finir sur un nombre de 12 titres : « On en a commencé des dizaines, voire 30, 40, 60, on peut le dire. Et en revanche, pousser au fond de la composition 15 ou 16. On en a viré 3 ou 4. Il y a bien plus de baston sur les petits bouts qu’à la fin. Une fois qu’on a tranché entre nous, on dit bon, ce petit bout, il est cool, ce petit bout il est cool et à la fin bon, un morceau fini, ça fait moins d’histoires au final ». Le groupe ne cache pas qu’il fait plus de concessions à présent, en faveur du disque : « On n’écoute pas tous la même musique depuis le début du groupe et c’est ce qui fait l’éclectisme du groupe. Mais il y a un moment ou quand on a nos démos, on prend une direction album et je pense que maintenant, on arrive plus à se dire tiens cet album va dans cette direction, en faisant toutes ces concessions pour qu’il y aille vraiment. Cet album peut-être qu’il groove un peu plus, il est un peu plus solaire que d’autres albums qu’on a faits. Donc, on s’est tous dit bon bah, allons là-dedans. Mais c’est des concessions pour chacun d’entre nous au service du disque ». Deux collaborations sont également à retrouver, avec Ana Zimmer et JeanJass : « On aime bien faire des collaborations depuis quelques années, on avait fait une mixtape avec plein de gens qu’on aimait bien. Après comme c’est vraiment un album on ne voulait pas non plus qu’il y en ait 15. Il y avait le titre notamment « Make Way » qui était un peu plus rap, voire un tout petit peu trap au début du morceau du coup on a pensé à un rappeur. Et il se trouve que JeanJass était un peu dans notre univers on va dire, il est assez fun. Et Ana Zimmer on a fait le morceau avec elle. On l’a rencontré à un festival où on avait tous les deux pas de public et on s’est associés pour créer un public. Et le titre marche bien, on en est très contents ».

Les Naive New Beaters ont également travaillé avec Maxime, qui les a aidé sur la production : « On produit nos trucs à trois avec notre matos chez nous quand on s’isole et puis après, on se fait toujours un peu aidé d’un producteur à la fin qui a des meilleurs compresseurs, des meilleurs trucs qui nous aident à fignoler, quoi. Mais c’est vrai que cette fois, on a aussi bossé avec un copain qui s’appelle Maxime et qui a une culture musicale un peu différente de la nôtre justement, un peu plus jazz, qui nous a ouverts un peu des harmonies différentes. C’était marrant. On n’était pas tout le temps d’accord sur tout. Mais sur certains morceaux ça nous a fait faire d’autres arrangements et c’était cool ». Cela a d’ailleurs donné un résultat auquel ils ne s’attendaient pas, notamment sur « Holding Love ».

Actuellement en tournée, le groupe passera par La Laiterie de Strasbourg le 13 février et sera présent sur de nombreux festivals comme Garosnow ou Rock The Pistes Festival. Il nous explique le travail sur la setlist : « Elle varie beaucoup en début de tournée parce que, justement, on l’affine au fur et à mesure. On se dit tiens, ça, ça marche moins bien finalement, ça après ça c’est bizarre… Pendant les 15 premiers concerts on l’affine beaucoup. Après tu as plein de setlists différentes parce que tu joues dans un festival, tu ne vas pas faire le même set que quand tu joues en ton nom pendant une heure et demie ou deux heures. Si tu vois que le public a l’air énervé tu te dis que là tu vas leur donner des coups de poing dans la tronche. Enfin, musicalement, tu vois, et tu choisis d’autres morceaux ».

L’interview complète du groupe est à retrouver dès maintenant sur notre site et notre chaîne YouTube !

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