Rencontre : Mélodie Lauret x Hotmix

Par 08/05/2020

Son premier EP « 23h28 » est sorti l’année dernière. Depuis, Mélodie Lauret a présenté ses textes à travers différents clips qui reflètent à la perfection son univers et sur lesquels elle travaille également. Nous avons interviewé la chanteuse, qui s’est produite quelques jours avant le confinement au Théâtre Des Déchargeurs à Paris, afin qu’elle nous parle un peu plus de son spectacle et de ses morceaux.

Notre unique rencontre avec Mélodie Lauret s’est faite quelques jours avant le confinement, au Théâtre Des Déchargeurs à Paris et il ne fallait pas être en retard car il n’y avait pas de places pour tout le monde pour cette première date en solo : « C’était en effet ma première date en solo. En plein confinement je ressens beaucoup de nostalgie. Pour moi c’était un moment immense. J’ai l’habitude de la scène quand c’est uniquement du théâtre, moins quand c’est de la musique. Parfois je doute de plein de choses, de mes capacités à endosser ce titre de « chanteuse » par exemple et après cette date c’était pour moi une évidence. C’est là que je voulais être. Je me sentais chez moi, c’est passé en une seconde. Au-delà de ça, c’était un moment extrêmement émouvant, à la fois effrayant et rassurant. Voir les gens vivre la musique avec moi me sortait un peu de la solitude la condition d’artiste » nous a-t-elle confié.

Si nous avions écouté ses morceaux avant de venir la voir, nous ne savions pas vraiment à quoi nous attendre sur scène. La chanteuse, qui a d’abord commencé par le théâtre, nous a offert un spectacle entre les deux genres, très surprenant mais très bien mené : « Pour moi c’était une évidence d’agir comme ça. Le théâtre ne s’effacera jamais de ma vie. Je voulais être le plus sincère possible, le plus proche de ce que je suis et de ma réalité. Par exemple, je suis très mal à l’aise avec l’idée de parler de manière assez trivial entre les chansons. Je suis assez mal à l’aise avec des codes d’un concert en général. J’essaye juste de faire une chose qui me ressemble. Dans laquelle je me sens bien. Une chose que j’ai envie d’assumer et de porter pleinement. J’ai très envie de poursuivre avec une forme hybride, tout en m’adaptant plus ou moins au lieu et à l’occasion ». Accompagnée sur scène par Agathe (Elle), Thomas (Lui) et Amélie à la batterie, elle nous raconte cette rencontre : « Lorsque j’ai fini d’écrire le spectacle j’ai lancé un casting pour les deux rôles parlants du spectacle. Lui et Elle. Finalement j’ai rencontré Agathe Mazouin (elle), dans des toilettes. Nous étions toutes deux au 3ème tour d’un concours d’une école nationale de théâtre et je l’ai vue sortir des toilettes, je lui ai trouvé une présence folle et je lui ai demandé si elle voulait bien auditionner pour moi. C’était vraiment un moment absurde et maladroit, mais fructueux ! Quant à Thomas Davail (lui), c’était plus conventionnel. C’était assez compliqué de trouver un comédien et musicien qui soit à l’aise avec le fait d’endosser autant de casquettes dans le même spectacle. Il est entré dans la salle de l’audition, nous a salués et pour moi c’était une absolue évidence. J’ai eu un énorme coup de coeur. C’était et le personnage et l’ami dont je rêvais. Amélie Le roux, ma batteuse, ça s’est fait beaucoup plus tard. Une connaissance de connaissance. Il nous fallait renforcer musicalement cette petite équipe. Amélie a été étonnante de par sa rapidité à intégrer le projet. Tout a pris de la profondeur avec son arrivée. Pour moi c’était très important que ça soit une fille qui m’accompagne. C’est un vrai choix politique à mes yeux ». Mélodie nous explique également comment le projet s’est créé et mis en place : « J’ai commencé à écrire le projet avec Léa Benitah, une amie avec qui j’avais travaillé sur mon précédent spectacle. On ne savait pas du tout la forme que ça allait prendre concrètement. La forme finale s’est créée au fur et à mesure des rencontres. Celle avec mon tourneur puis avec toute l’équipe artistique qui m’a entourée. Au final ça a été l’affaire de plusieurs mois de travail. C’est une forme très particulière. Il fallait faire épouser deux mondes. C’est surtout la rencontre de ces mondes, le théâtre et le concert, qui a pris du temps ».

Si nous ne connaissions que l’EP de Mélodie Lauret, « 23h28 » composé de cinq titres, c’est cependant 13 morceaux qui ont été interprétés devant nous. De quoi faire un album ! Elle nous a confié que les chansons sortiront toutes « dans un futur proche ou moins proche 😉 », affaire à suivre donc, avec probablement un deuxième EP cette année !

Nous avons cependant noté que les titres sur cet EP sont tous écrits sans majuscules, une volonté de la part de la chanteuse : « Je voulais que mes titres soient comme un extrait du texte, une pensée, plus qu’un titre. Aussi, j’ai toujours eu tendance à écrire sans majuscules. J’aime bien cette esthétique ». Si elle écrit tous ses textes de manière plutôt autobiographiques, Mélodie Lauret ne s’empêche pas de jouer avec la réalité : « Ils sont toujours puisés d’un sentiment, d’une émotion, d’un moment qui m’appartient. En suite, libre à moi de plus ou moins jouer avec la réalité. J’essaye de trouver un juste équilibre entre réalité et poésie ». Cependant la chanteuse a plus de mal à écrire sur des sujets qui lui sont extérieurs : « J’aimerais savoir écrire des choses plus légères aussi. J’aimerais savoir écrire la nature, l’amitié, le bien-être. Les choses simples, un peu ailleurs que la passion. Mais finalement, je ne sais pas si ça me ressemblerait ».

Elle nous a également confié que pour l’écriture, tout se passe très vite ou ne se passe pas, et qu’elle écrit en une heure maximum dès qu’elle a une phrase en tête, avant de passer plus de temps sur la composition par la suite. Mélodie Lauret collabore sur ses morceaux avec Antoine Graugnard, un artiste et ami. Pour l’instant, elle ne souhaite collaborer avec personne d’autre sur ce travail : « J’ai beaucoup de mal à faire assez confiance à quelqu’un pour qu’il intervienne dans ma musique car c’est une affaire très intime. Surtout quand il s’agit de l’écriture » a-t-elle déclaré, mais elle reste cependant ouverte à l’idée de faire des featurings avec d’autres artistes.

À l’approche du déconfinement, Mélodie Lauret nous a parlé de ses projets pour 2020, avec notamment un nouvel EP et des concerts : « si un jour on a le droit d’en refaire ». En attendant, la chanteuse souhaite que sa musique « touche de plus en plus de coeurs »… Et c’est tout ce qu’on peut lui souhaiter également !

On vous laisse découvrir tout de suite le clip de « Minuit Quelque Part », l’un de nos titres préférés !

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