Loic Nottet nous parle de Sillygomania

Par 09/06/2020

À l’occasion de la sortie de son deuxième album « Sillygomania », Loic Nottet est revenu avec nous sur la composition de cet opus et sur les artistes avec qui il aimerait collaborer. Il nous a également parlé d’Halloween suite à son clip incroyable pour le titre « Candy ». 

Première interview après confinement, c’est Loic Nottet qui nous a fait le plaisir de prendre du temps pour répondre à nos questions suite à la sortie de son album « Sillygomania ». Bien évidemment, nous lui avons demandé comment il allait et comment il avait vécu cette période : « Ça va. Heureusement que j’avais Internet, YouTube ou encore Netflix, on ne va pas se le cacher. Mais franchement, ça a été. J’ai réussi à m’occuper tant bien que mal ». L’artiste, qui revient aujourd’hui avec ce deuxième album, n’a pas choisi un nom commun : « Sillygomania », un peu le cauchemar pour tout journaliste quand tu veux être sûr de bien le prononcer. Il nous a raconté l’origine de ce titre d’album : « Je suis parti d’un mot français qui s’appelle la syllogomanie. C’est un trouble qui a atteint certaines personnes et en gros, ça te pousse à accumuler énormément d’objets au cours de ta vie et en général tu n’arrives pas à t’en défaire, tu n’arrives pas à les jeter et à faire le tri. Si tu arrives dans la maison d’un syllogomane en fin de vie, c’est limite invivable car tu ne peux même pas te déplacer de pièce en pièce. Tu ne peux même plus utiliser le canapé tellement il y a des affaires dessus. Et fait, je fais un parallèle avec le fait que je suis quelqu’un qui accumule énormément de choses en lui aussi. Et j’ai du mal, moi aussi, à faire le tri parfois et à tourner la page pour continuer à aller vers l’avant et voir un peu le futur et avancer vers l’avenir. Et vu que l’album est assez diversifié, assez éclectique, c’est un espèce de bordel organisé car j’ai quand même fait attention à la DA pour que tout soit cohérent, je trouvais que l’accumulation, le bordel, ça fonctionnait bien avec la syllogomanie et ensuite, j’ai juste voulu le changer un peu. Déjà lui apporte une petite English Touch en changeant le Manie par Mania vu que l’album est à 90% en anglais. Et remplacer Sillo par Silly qui veut dire stupide en anglais parce que moi, à titre personnel, je trouve ça bête de vivre dans le passé et de ne pas forcément vivre le moment présent car après on ne peut pas pas avancer et évoluer en fait, tout simplement. Donc, c’est ça que je voulais dire aux gens qui allaient écouter l’album, donc voilà, Sillygomania ». Loic Nottet nous a expliqué que « Sillygomania » était tout l’inverse de « Selfocratie », son premier opus : « Je voulais un deuxième album en blanc, je savais que je voulais un album lumineux, plus solaire dans les sonorités, et je savais aussi que je voulais surprendre et que je ne voulais pas vraiment revenir avec la même chose, pour montrer toutes les facettes de ma personnalité ». Il a souhaité montrer les différentes facettes de sa personnalité avec quatre personnages : le clown, le mélancolique, le charmeur et l’enfant : « Je pense qu’on a tous les quatre en nous, juste à différents pourcentage. Mais je pense qu’on a tous, du moins je l’espère, une part d’enfance qui reste quelque part. On a tous une partie mélancolique, un peu plus sombre, une partie un peu plus énervée, enragée, pas méchante mais voilà il y a une partie qui peut pousser à affirmer parfois haut et fort ses opinions ou même à te révolter par rapport au clown, ce côté un peu énervé, rageur. Ensuite on a aussi le charmeur mais je pense qu’on a tous déjà voulu plaire aux autres, on a tous déjà vérifié combien de likes on avait sur une photo parce qu’on a ce besoin de plaire et c’est normal, c’est propre à l’humain, et je pense qu’on a tous ce côté un peu charmeur et séducteur. Je me sens un peu les quatre mais à quelle échelle je ne sais pas. Le personnage qui me hante le plus et qui m’embête le plus mais en même temps c’est celui que je préfère parce que c’est celui qui me pousse à créer, c’est la mélancolie »

Si l’album comporte des titres assez récents, il y en a un qui est un peu plus ancien, « Doctor », sorti il y a à présent deux ans et demi. Il nous a parlé de ce morceau : « C’était vraiment pour Halloween qu’on l’avait fait, j’ai composé tout au piano, ensuite les top lines et après j’ai apporté la démo a un producteur et on a travaillé, je lui ai donné des références, il a cherché de son côté. Je lui ai dit ce que je n’aimais pas, ce que j’aimais bien, parce que je voulais que ça sonne un peu halloween, je ne voulais pas que ça sonne comme une caricature d’Halloween. Je voulais que ça reste pop/trap urbain mais avec des petites touches subtiles qui rendent le son un peu plus dark, un peu plus halloweenesque et en même temps sans être la caricature ». Et Halloween semble être une fête qu’il apprécie beaucoup : « J’aime beaucoup Halloween, et je suis même l’un des premiers déçus de voir qu’en Europe, Halloween ce n’est plus comme quand j’étais petit. Il y a de moins en moins d’enfants qui vont dans les rues demander des bonbons, il y a de moins en moins de quartiers ou de maisons qui prennent la peine de décorer pour Halloween et pour Noël aussi. Il y a une espère de flemme j’ai l’impression européenne qui s’est installée et à Noël on a juste envie de manger son morceau de foie gras et même certains pour le sapin c’est difficile. J’envie beaucoup les anglos-saxons pour ça parce que c’est leur culture, c’est leurs festivités avant tout mais je ne sais pas… J’aime beaucoup cette ambiance, cet atmosphère et Halloween j’aime bien. Je n’aime pas les zombies et tout ça mais c’est plus le côté Hocus Pocus, c’est vraiment ça que j’aime bien, le côté très coloré un peu comme Candy ». Quant à passer ce moment aux USA une fois dans sa vie, il nous a répondu : « J’ai vraiment envie de le faire, j’ai envie de le faire de deux manières. J’ai envie une année de le faire en mode tu prends un AirBnb dans un chouette quartier aux Etats-Unis et un quartier où ils ont tout décoré, où tu as tous les enfants vraiment comme dans les films, qui courent dans la rue. Et j’aimerais bien le faire à Walt Disney en Floride, je sais qu’ils font une nocturne et Walt Disney aujourd’hui ça représente un peu les Etats-Unis malgré tout et je pense que ça peut être une expérience intéressante aussi de vivre ça là-bas. J’avais vraiment envie de le faire cette année mais je ne sais absolument pas si on pourra partir ».

Pour en apprendre plus sur le nouvel album de Loic Nottet « Sillygomania », retrouvez l’interview complète dès maintenant en podcast audio et vidéo, et écoutez son single « Heartbreaker » sur Hotmixradio Hits !

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