Découvrez Süeür et leur nouveau titre, « Bad »

Par 14/12/2020

Après une première mixtape sortie en janvier dernier, le groupe Süeür est de retour avec un nouveau titre, « Bad » que l’on a pu découvrir début novembre. Théo et Florian nous ont parlé de leur rencontre, de la création du groupe, de ce nouveau morceau et d’un deuxième album à venir.

© David Ledoux

Si le groupe s’est formé en 2017, les deux fondateurs ont eu chacun un parcours différent. Pour Théo, tout a commencé avec le solfège et le piano, au Conservatoire de Dijon à 7 ans. Florian est quant à lui beaucoup plus autodidacte : « J’ai trouvé une basse dans le grenier de mes grands-parents qui appartenait à mon oncle. Puis je me suis mis à jouer comme ça, sans prendre de cours au début. Après, j’ai appris à jouer de la musique ». Nous leur avons demandé si leur mixtape, sortie en janvier, était plus considérée comme un EP qu’un album pour le groupe : « À la base, on l’a vu un peu comme un album. Ça a la durée d’un album. Après, c’est vrai que stratégiquement et pour arriver sur le terrain, c’est bien d’avoir un EP de présentation. C’est pour ça aussi qu’on l’a appelé mixtape. C’était juste parce que le format EP de base n’est pas trop généreux et qu’on avait envie de fournir. Dans notre tête, c’est notre premier disque, notre premier effort. Après, ça se trouve c’est le premier album, on verra ce qu’on en dit après ! ». En trois ans d’existence, les garçons ont déjà signé en maison de disques et fait évoluer leur projet très vite : « En 2017, on a l’idée avec Flo de former le projet pendant une canicule. On se retrouve en septembre pour commencer à répéter avec notre pote Olivier. On avait pris un pote pour les machines. Moi en parallèle, à ce moment-là, je rencontre Cécile et Mathieu qui montent une boîte d’édition. Et du coup, je les présente aux gars. Olivier arrête le projet pour faire d’autres choses, nous on continue. On crée un set de 8 titres sur 6 mois, on fait notre premier concert au Lavoir Moderne, on convoque cette boite d’édition et après, on commence à bosser avec Mathieu sur des instruments plus sérieusement à la rentrée, en septembre 2018, sur les titres qui sont sur la mixtape. On travaille beaucoup plus en studio, on fait nos premiers concerts qui ont un peu plus d’ampleur et on donne la partie rhythmique non à une machine, mais un batteur qui a des tripes, des capteurs, qui peut relancer les samples qu’on a programmé avant. Et puis après, de fil en aiguille, on a fait nos rendez-vous tourneurs et labels et on a signé ». Ils nous raconte également avoir joué à Rock En Seine, deux jours après avoir sorti leur premier titre et dont ils gardent un souvenir mémorable : « Déjà c’était un bizutage, The Cure programmé à 21h et nous également ! On était censé jouer une demie-heure avant le début du set des Cure sur la scène à côté. Et deux jours avant ils se sont retrouvés à déplacer l’horaire ce qui fait qu’on s’est retrouvé à commencer à jouer en même temps. Pendant notre concert, on voyait les gens qui traçaient pour aller à The Cure. On avait des gens qui étaient là quand même ».

Si la première mixtape a pris 6 mois pour la musique et les paroles (le reste étant consacré au mix et au mastering), les garçons nous ont raconté leur travail de composition : « Souvent Théo arrive avec des textes et on compose tous ensemble. On a commencé sur la suite à travailler déjà avec un beatmaker, on aimerait mélanger plusieurs beatmakers en même temps, même si ce n’est que sur un titre mais mélanger le travail de deux beatmakers différents, plus nous deux, plus un pote gratteux. Jusqu’à maintenant, on est trois sur scène, mais voilà, dans le futur, on ne veut pas se limiter juste à cette formation en trio. Surtout que sur scène, du coup, on joue sur des séquences de synthétiseurs, de trucs comme ça, c’est super cool mais par exemple, ça limite vachement sur des trucs d’improvisation ou des choses comme ça. Rajouter des gens pour se séparer de plus en plus des bandes, c’est bien aussi ».

© David Ledoux

Dans leur nouveau morceau, « Bad », le groupe fait écho au contexte actuel et a été écrit en soutien au monde de la culture et à “la jeunesse sacrifiée”. Voici le manifeste qu’ils ont publié :

Génération sacrifiée ?

Jeunesse assassinée ?

On ne laissera pas faire même si ces idées planent au-dessus de nous.

La Liberté de respirer et marcher librement, la perdre, JAMAIS !

Les rêveurs deviennent « frondeurs de la société » … WHY ?

A chaque fois qu’on pense que ça repart, on nous assomme de nouvelles restrictions, et le pire, c’est qu’on s’y habitue …

On stream, on commande, on danse plus, on flippe !!!

Désolé d’être en bad,

Mais faire 7h de route pour aller jouer devant 20 personnes masquées, ça fait pleurer avant de monter sur scène !!!

La fureur me rend taré !!!!

Depuis quelques jours remis en boîte devant nos écrans, la gloire me va trop serrée,

je pense à Taxi Driver, Britney, Gandhi et je me rase le crâne

BAD

… puis j’attends … mais j’y crois !

Continuons le spectacle,

pieds de nez à l’obscure qui nous fait la cour !

Déterrons la culture,

Qu’après la mort, elle vive l’amour …

À savoir qu’à la base, le refrain avait été écrit en anglais, et que Théo a réussi a le traduire comme il le souhaitait, en français. Il nous confie cependant que le morceau ne sera peut-être pas sur l’album prochain, sur lequel ils ont déjà bien avancé : « On a une bonne grosse moitié oui. Il y aura 14 ou 15 titres vers septembre ou octobre. Pour le moment on fait plein de titres et je pense qu’à la fin on en sélectionnera, on fera un petit tri ». Pour la suite, les garçons vont partir à nouveau en résidence : « Deuxième résidence pour rechercher cette deuxième partie d’album mi-janvier. Aujourd’hui, on appelle ça un séminaire. C’est vrai que c’est plus les rappeurs qui font ça d’habitude. On invite des beatmakers qu’on ne connait pas du tout en début de semaine et à la fin, on a passé une semaine ensemble, on a trouvé des trucs. Donc on va faire ça une deuxième fois pour rencontrer aussi d’autres gens, et après mettre tout ça dans un vrai studio d’enregistrement en février/mars et essayer de faire des dates en avril/mai ».

S’ils vont faire tout leur possible pour jouer en festival en 2021, ils savent néanmoins qu’avec la pandémie, les places sont rares : « Il ne faut pas se leurrer, on est un groupe en développement et s’il y a des gens qui écoutent, ont ne veut pas les décevoir mais c’est vraiment réservé aux têtes d’affiches. Cet été, on essaiera de faire des festivals. On va faire plein de dates isolées un peu avant l’été et un peu après. Mais pour les festivals, on verra ».

Sachez en tout cas que si vous voulez leur faire plaisir et que vous avez le budget nécessaire, le groupe rêve de faire un concert au pied de l’Etna, un lieu assez incroyable !

© David Ledoux

En attendant, vous pouvez découvrir le clip de « Bad » de Süeür et écouter ce titre sur Hotmixradio New !

Contenus associés

Pub

Facebook

Twitter

fermer Nous sommes en Facebook Live ☺ fermer
fermer REGARDEZ CE QUE VOUS ECOUTEZ ☺ fermer
Réduire
  • Loading..
  • 00:00

    Détacher le player

    Vous avez écouté

    AUDIO

    • MD
      • HQ
      • MD
      • SD

    Silence