À la découverte de Twisted, l’album de Marina Kaye

Par 19/12/2020

Son troisième album « Twisted » est sorti le 6 novembre. À cette occasion, Marina Kaye nous a parlé de la création des morceaux, de sa signature avec le label Pias, de sa rencontre avec David Stewart et de sa visualisation des morceaux avec des couleurs pour faire la tracklist de son album.

Trois ans se sont écoulés entre « Twisted » et ce nouvel album. La chanteuse, qui a beaucoup été sur les routes n’a pas attendu pour retourner en studio et composer : « J’ai sorti mon deuxième fin 2017 et en début janvier 2018, j’étais en studio pour le troisième. Donc j’ai alterné entre ma tournée du deuxième album et l’écriture de mon troisième album pendant tout 2018. Ensuite, en 2019, je suis repartie rencontrer de nouveaux labels parce que je l’avais fait sans label. Et puis voilà, fin 2019, j’ai lancé le premier single donc ça a été quand même assez chargé ». Plusieurs singles sont sortis avant l’album, de quoi faire patienter les fans, car l’opus devait sortir plus tôt mais a été repoussé à cause de la crise sanitaire.

Marina Kaye a fait la rencontre de David Stewart et Jessica Agombar, qui ont participé à 90% à la création de l’album avec elle : « Quand j’arrive en studio, j’ai des notes, j’ai plein d’idées, j’ai des choses dont je veux parler. Après, c’est une fois qu’on est en studio que la vibe se créer, c’est là qu’on sait ce qu’on va faire et c’est là qu’on commence à penser vraiment musicalement, comment ça va sonner et ça, pour le coup, on l’a fait tous les trois ensemble ». Elle qui a travaillé avec des producteurs français précédemment affirme maintenant son choix : « J’en ai fait l’expérience sur mon deuxième album et ça ne me correspondait pas dans la façon de travailler, je ne m’y retrouvais pas, j’étais assez perdue. Ce n’est pas que c’est moins bien, c’est juste que moi, j’ai pris l’habitude depuis mon premier album que j’ai quand même commencé à écrire à 14 ans, donc hyper jeune, j’ai travaillé en Angleterre, aux Etats-Unis, avec des Anglo-Saxons qui ont leur façon de travailler, qui ont leurs méthodes de travail, leurs horaires… Ils sont une chose et un producteur français est complètement autre chose. J’étais tellement habituée à ça que j’étais hyper déroutée sur mon deuxième album. Pour moi c’était absolument parfait ce que j’ai vécu sur mon troisième album, parce que c’est exactement la façon dont j’aime travailler ». Une alchimie forte s’est construite avec son équipe qui l’a accompagnée sur l’écriture des morceaux : « Ce n’est pas que mes histoires cet album, c’est les histoires de David et Jessica aussi. Évidemment, c’est toujours ma vie dont on parle, ça part toujours de ma volonté d’écrire sur telle ou telle chose. Mais il y a un moment où Jessica me disait : « ah oui ça me rappelle ça, et puis j’ai vécu ça à ce moment-là, ça me fait penser à ça ». Et je me disais : « ah mais oui ta phrase elle résonne vachement avec e que je ressens alors vas-y on la met ». Et c’était que ça, c’était absolument hallucinant parce qu’il y avait une énergie qui circulait comme ça. Je n’ai même pas eu l’impression de travailler. J’étais hyper énergisée. Je n’étais pas du tout fatiguée à la fin de mes sessions, alors qu’on commençait à bosser hyper tôt et qu’on finissait hyper tard, on enchaînait et il y a jamais un moment où j’en ai eu marre, jamais un moment où ça m’a fatigué. C’était magique ». Sur plusieurs titres de l’album, le trio s’est entouré d’autres artistes lors de camps d’écriture, notamment pour « 7 Billions », « Blind Heart » ou encore « Anywhere But Home ».

Pour « Twisted », Marina Kaye a quitté sa maison de disque : « La seule vraie différence qu’il y avait à être sans label en faisant cet album, c’est une impression de liberté. Quand je rentre le soir, je n’ai pas besoin d’envoyer ma chanson à qui que ce soit. Elle est à moi, si je veux la garder, c’est bon. Après, je fais mon tri et quand j’ai fini, je présente l’album et les chansons que j’aime le plus au label que j’ai envie de rencontrer. Et c’est ça qui est pour moi la plus grande différence ». Elle a fait la rencontre du directeur du label, Kenny qui l’a accompagné sur ce projet : « J’ai rencontré le patron de Pias, Kenny, à Londres via mon avocate, c’est elle qui le connaissait et qui était très amie avec lui. C’était un rendez-vous qui était juste hallucinant, je ne sais même pas l’expliquer. C’était juste hors du temps. Ce n’était pas un rendez-vous d’artiste qui vient signer son album, essayer de vendre son truc à un patron de label. C’était vraiment hyper humain. On était vraiment deux humains qui parlions de musique et je crois qu’on a peut-être parlé dix minutes de musique et une heure d’autres choses qui n’avaient aucun rapport ».

La chanteuse nous a également expliqué comment elle travaille sur le tracklisting de son album : « Les tracklists et les setlists c’est ma passion. C’est le moment où j’ai l’air folle mais je ne les place que par couleur, parce que moi, toutes mes chansons, je leur donne une couleur. Il y en a deux qui sont dans les tons roses très proches comme ça… « 7 Billion » est rose, « Anywhere But Home » est une autre teinte de rose et « Visions » est rose qui part vers le mauve. Ils ne sont du tout placés au même endroit, mais les trois sont dans la même coloration. Mais du coup, j’ai fait ce truc sur Instagram qui était marrant. Chaque jour, j’ai fait un tracklist et j’ai mis la chanson dans sa couleur pour que les gens sachent comment moi, je visualise la chanson ».

Dû à la situation sanitaire actuelle, son concert de décembre a été reporté au 3 mars 2021. En attendant, vous pouvez retrouver l’intégralité de l’interview dès maintenant en podcast audio et vidéo et écouter « 7 Billion » sur Hotmixradio Hits !

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