Calogero : « Le centre du monde, c’est mon piano »

Par 29/12/2020

À l’occasion de la sortie de son album « Centre-Ville », le 8ème album de sa carrière, Calogero nous a accordé quelques minutes d’interview autour de ce nouveau projet, créé pendant le premier confinement et sorti pendant le deuxième, le 4 décembre dernier.

Pour ce nouvel album, intitulé « Centre-Ville », la première question que nous avons posé à Calogero c’est de savoir quel est le centre-ville dans le monde qu’il préférait : « Le centre du monde c’est mon piano » nous a-t’il répondu. Le confinement a notamment influencé la création de ce nouvel opus : « De toute façon, j’envisageais de faire un album. J’avais envie de faire de nouvelles chansons et c’est vrai que le confinement a été une source d’inspiration différente. Un choc aussi différent pour tout le monde. Pour l’inspiration, pour le moral, pour tout. Je n’aurais pas eu « On fait comme si », par exemple. Et puis, puisque c’est la chanson de départ qui a été faite pendant le premier confinement, peut-être aussi « C’était mieux après » ».

Sur la pochette de l’album, on peut voir l’artiste devant une voiture, dont il ne connait pas la marque : « La photo c’est une photo d’un photographe s’appelle Laurent Humbert. C’est une photo un peu étrange parce que la rue est vide et en même temps, dans cette voiture il n’y a pas de conducteur. Donc c’est plus le côté un peu onirique de la photo qui m’intéresse, plus que la marque de la voiture ». Une photo prise de nuit, comme pour la pochette de « On Fait Comme Si » : « La nuit c’est très inspirant, bien sûr. Tout se calme. Il y a une douceur et une légèreté qui est intéressante dans les centres-villes justement »

À l’intérieur de cet album, on peut retrouver « Mauvais Perdant », écrit par Benjamin Biolay, et « Cinq Heures Et Quart » toutes deux inspirées de la bossa nova : « J’ai écouté un album pendant le confinement qui s’appelle « La Voglia, la Pazzial’Allegria », c’est un album d’Ornella VanoniVinicius de Moraes et Toquinho. C’est un très joli album qui m’a un petit peu inspiré effectivement pour ces deux chansons-là en tout cas ». Nous lui avons demandé si à chaque album il avait de nouvelles inspirations en écoutant différents genres et artistes : « C’est comme si je déplaçais la caméra. Je me mets comme si je me mettais un peu… Je change d’angle, mais c’est les albums qui se ressemblent. Il y a parfois des différences… Non ce ne sont pas des albums qui se ressemblent. Ce sont des albums qui ont leurs différences comme par exemple avec « Liberté Chérie », il y a une chanson très dansante comme « Je Joue De La Musique ». « Les Feux D’artifice » c’est encore autre chose, mais on sent qu’à chaque album, c’est le même papa ». Il nous raconte comment s’est passé la collaboration avec Benjamin Biolay, notamment sur le fait que les deux artistes ont de nombreux points en commun : « En fait, on est de la même génération et je pense qu’on a vécu des choses communes. Et puis cette chanson, en tout cas « Mauvais Perdant », elle est pleine de petits mystères. En tout cas, moi qui me parle… Et en ce qui concerne « Centre Ville », pour le coup, je pense que l’on est sorti dans les mêmes endroits tous les deux et qu’on a eu des périodes noctambule communes ». Cette collaboration n’est pas prête de s’arrêter puisque Calogero a dit lui-même que d’autres choses sont à venir dans le futur, sans pour autant préciser de quoi il s’agirait : « Un album de duo, il faut voir. En tout cas, il y a une belle alchimie entre lui et moi et nos deux voix, je suis sûr qu’elles vont très bien ensemble puisqu’il chante dans les graves et moi dans les aigus ».

À travers cet album, Calogero nous fait ressentir son amour pour la musique, en accordant une grande place aux instruments : « Oui, c’est important surtout à un moment donné où beaucoup de médias formatent beaucoup les chanteurs. Alors moi, je ne me sens pas trop formaté parce que en général, on est assez gentil avec moi. Mais je pense aux jeunes qui créent, qui font de belles chansons et on est là leur mettre des coups de ciseaux de partout. Moi, ça me paraît important, quand je fais un album, de prendre mon temps. Il n’y a pas d’édit, on édit pas. Il y a des moments, des plages de musique, des petits morceaux de piano qui durent un petit peu. C’est la liberté, parce que je trouve ça un petit peu, presque un peu dangereux et totalitaire, le formatage des chansons fait par les médias ». Il nous confie également qu’il pense beaucoup au live lors de la création des morceaux et à l’énergie que cela pourrait donner sur scène.

À savoir aussi que sur le morceau « Stylo Vert », les enfants que vous entendez au début sont ses enfants, enregistrés avec le téléphone.

L’intégralité de l’interview de Calogero est à retrouver dès maintenant en podcast audio et vidéo sur notre site et notre chaîne YouTube. Et vous pouvez également écouter « Celui D’en Bas », le single actuel du chanteur sur Hotmixradio Frenchy !

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