« Erotico », l’EP de Charlotte Fever

Par 17/02/2021

Du soleil dans notre hiver : à l’occasion de la sortie de leur EP « Erotico », nous avons rencontré Alexandre et Cassandra, qui forment le duo Charlotte Fever afin de parler de leur univers et du concept autour de cet opus, qui contient notamment un petit livre de nouvelles érotiques.

© Kevin Blain

À la recherche de musique pour voyager et vous remonter le moral ? Il est grand temps pour vous de découvrir le duo Charlotte Fever. Ces deux jeunes artistes qui ont commencé la musique dès leur plus jeune âge se sont rencontrés dans un projet commun, avant de se lancer en duo : « Alex avait son projet de rock psyché, il avait un ami qui était son bassiste. Et moi, j’ai rencontré cette personne dans l’école de musique que j’ai faite à Paris, et ça a été notre premier lien ensemble avec Alex. C’est comme ça qu’on s’est connus, on est devenus amis. Ce projet a perduré, des membres ont changé et il recherchait une personne pour faire des chœurs dans le groupe. Il m’a proposé et c’est comme ça que je suis arrivée et qu’on a commencé à faire de la musique ensemble » raconte Cassandra. Alexandre ajoute : « Dans le groupe, on s’est séparés et moi, j’ai décidé de continuer à faire de la musique avec Cassandra parce qu’on s’entendait bien, qu’on était sur la même longueur d’onde, qu’on voulait faire une musique plus simple, spontanée, moins prise de tête. Du coup on a commencé le projet tous les deux. (…) Au début c’était juste de la déconne, mais en fait, on s’est rendus compte qu’on faisait des trucs qui nous plaisaient et qui étaient finalement sérieux et cool, accessibles et pros dans la manière de faire ». Un duo qui a un univers solaire et qui nous invite au voyage : « Dans un premier temps, c’est peut-être perso, mais on veut d’abord s’emmener nous-même là-bas parce que ça nous fait rêver. Ça nous inspire énormément d’imaginer ces paysages idylliques, ces personnes nues car on aime beaucoup les gens nus, ça nous inspire énormément. On a remarqué que les gens, quand ils écoutaient notre musique, c’est une musique sympathique, joviale, dansante, fédératrice donc forcément, ils captent cette énergie. Et ça nous conforte dans l’idée que la musique qu’on fait plaît ». Au tout début du groupe, le choix avait été fait de chanter en anglais, une chose qui s’est vite arrêtée pour mettre en valeur la langue française. Une ligne directrice est à noter dans leurs chansons : essayer d’être toujours positifs : « C’est un moment de partage avec les gens et nous, on a envie de les emmener ailleurs, On a envie qu’ils oublient leur quotidien, on a envie qu’ils passent un bon moment »

Une chose nous a surpris à l’écoute de cet EP, c’est la présence minime des paroles, avec une vraie mise en valeur de la musique, qui permet de transmettre des émotions : « C’est le juste équilibre. J’ai l’impression qu’il y a une différence entre la chanson variété et la pop. Pour moi, la variété, on va avoir un instrumental plutôt répétitif, une mélodie qui n’est pas constante, vraiment très répétitive, mesure par mesure et tout ce qui va être mis en valeur ça va être le texte bien fourni et la voix. Dans la pop je trouve qu’on essaye d’équilibrer, il va y avoir plus de mélodies dans l’instrumental et un peu moins de paroles. On laisse énormément parler les instruments, dans chacun de nos morceaux on peut retrouver des passages instrumentaux, des pauses sonores comme ça, avec une mélodie, un instrument qui va chanter tout seul. Je pense que c’est ce qui différencie la variété de la pop ». Alexandre ajoute : « Pour moi, en fait, j’ai l’impression qu’on veut mettre les phrases catchy. On ne s’autorise pas à mettre une phrase là comme ça parce que j’ai décidé, parce qu’il manque un truc ». Tout commence d’ailleurs par la musique pour composer un morceau : « La musique nous donne ce qu’on appelle nous le paysage sonore. C’est-à-dire qu’on va écouter une ambiance, et ça va nous donner les thèmes. Généralement, c’est Alex qui a fait le son, la première mesure, les quelques mesures et il me demande ce que j’en pense. On échange, on finit par très vite se mettre d’accord. Et après on écrit les paroles ensemble. On arrive rarement avec une idée de thème pour une chanson »

© Kevin Blain

Dans le vinyle, que vous pouvez commander ici, un petit livre érotique arrive avec l’EP. Le duo nous a raconté comment ils ont travaillé sur cette idée : « Il se trouve qu’on a une très bonne amie qui est écrivaine, et qui écrit des livres qui ne sont pas forcément érotiques, mais elle a écrit des nouvelles érotiques dans le passé. On s’est dit que ça serait vachement bien de collaborer avec elle pour illustrer d’une nouvelle érotique chacun de nos morceaux. Ça pourrait être un concept qui est super cool parce que souvent, on met des images, des vidéos autour de la musique, mais rarement de la lecture et de l’écriture. On trouvait ça assez conceptuel et on a collaboré avec Lucie Brémeault. On s’est dit que c’est génial de voir s’exprimer d’autres artistes sur notre musique, c’est un peu flatteur pour nous, mais on avait envie de laisser parler les gens. On leur a dit : « on vous donne les paroles si ça vous intéresse, mais surtout, définissez le sens vous-même ». On a rien dit parce qu’on avait envie que chacun s’exprime et que ce soit vraiment les illustratrices, ce qu’elle voit quand elles entendent la musique et Lucie, quelle histoire elle avait envie de raconter sur cette musique-là ».

Le duo, qui est assez productif, a quasiment terminé le travail sur leur premier album : « L’EP a été écrit il y a un an et demi, il devait sortir plus tôt mais avec le covid il a été décalé ». Ce décalage a remis en question leur planning de sorties et parfois, ouvre le doute quant au temps qui passe et au fait que les morceaux peuvent ne plus être dans la même vibe que le reste d’un projet : « On compose beaucoup et des fois, on compose des choses, qui ont maintenant un an on se dit ah mince, mais il faut le retravailler. C’est un peu une course avec le temps. Et c’est pour ça que dès qu’il y a une sortie, on se dit lui là, il attend depuis longtemps il faut le mettre, ah non il faut mettre lui ! On a peut-être envie de faire voyager les gens ailleurs que ce qu’on avait pensé il y a un an, mais on est aussi très influencés par la musique qui nous entoure et la musique actuelle ». Alexandre et Cassandra nous confie cependant qu’ils n’hésiteraient pas à jouer des morceaux qu’ils apprécient et qui n’auraient pas passé le cap d’un projet en live et que prochainement, des clips vont sortir autour de leur EP « Erotico ».

Vous pouvez d’ailleurs retrouver la live session de Ci Sono Meduse (à écouter sur Hotmixradio New) sur leur chaîne YouTube, et plus récemment, celle de JTM, à regarder ci-dessous !

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