Yungblud se confie sur son album « Weird »

Par 22/02/2021

De passage en France pour la promotion de son nouvel album « Weird », Yungblud, la nouvelle sensation britannique nous a accueilli dans son hôtel pour nous le présenter et nous raconter comment il avait travaillé dessus. Au centre de tous les sujets : ses fans, une communauté à laquelle il est très attaché et qui l’inspire.

C’est dans un hôtel parisien que nous avons pu rencontrer Yungblud pour parler de son deuxième album, « Weird », qui comporte beaucoup d’histoires personnelles. Des histoires personnelles, mais également celles de ses fans : « À 100%. J’ai vécu, j’ai ressenti des choses et écouté tellement de gens au cours des trois dernières années… Je ne pouvais pas ne pas écrire sur eux. Ils sont littéralement le début, le milieu et la fin de l’histoire. C’est ça Yungblud, ce n’est pas que moi. Yungblud ce n’est pas un enfant qui va être là, maquillé et qui va parler trop fort ou chanter de la musique rock. C’est une communauté de gens qui se rassemblent pour se sentir acceptés, en sécurité, et être ensemble. D’ailleurs c’est assez intéressant car beaucoup de gens disent qu’ils n’aimaient normalement pas la musique rock quand ils ont découvert Yungblud, mais ils ont senti l’énergie de ce groupe et c’est ce qui est magique ». Le jeune artiste a souvent été considéré comme différent par certaines personnes, car il avait un style qui n’était pas dans la « norme ». Une différence qu’il a su cultiver. Nous lui avons demandé si justement, être différent n’était pas de nos jours, la nouvelle norme : « Il y a eu une vraie énergie de la part ma génération. Il y a eu une telle défiance à l’égard de tout ce qui ne représente pas ce que nous sommes, parce que je pense qu’Internet peut apporter un tel sentiment d’appartenance à une communauté… Beaucoup de gens apprécient Internet pour ça même si parfois c’est un endroit difficile… Mais pour moi, c’est un lieu qui rassemble les gens. Je pense qu’en ce moment, ma génération porte le drapeau de l’individualisme et de l’étrangeté parce que nous le pouvons maintenant. Avant, c’était plus difficile. Que se passerait-il si suffisamment de personnes se réunissent pour crier quelque chose et que les gens les écoutent ? Nous ne sommes plus dispersés, nous ne sommes plus seuls à certains endroits du monde, nous sommes tous ensemble ici, au même endroit ».

Parmi les titres de son album, « Mars », qui raconte l’histoire d’un garçon qui s’est toujours senti femme et qui est né dans le mauvais corps : « Quand j’ai écrit cette chanson, j’ai parlé de son histoire. J’ai parlé de son combat contre ses parents qui ne comprenaient pas qu’elle avait la confiance nécessaire pour y aller et dire : je suis une femme et je pense que je le suis depuis que j’ai neuf ans. Je me souviens que c’est ce qu’elle m’a dit. Je pense que quand vous êtes un enfant, le genre ou n’importe quoi, vous n’y pensez même pas, vous êtes existez, simplement. Et puis, quand on commence à être au stade la puberté, elle s’est dit : « Mon corps n’est pas le bon ». Et les gens autour d’elle ne comprenaient pas, n’utilisaient pas les bons pronoms, et tout ce qu’elle voulait, c’était d’amener ses parents à un concert de Yungblud. Pas pour me voir, pas pour ça, mais juste pour sentir l’énergie de cette communauté et voir une sorte de représentation de ma génération, je pense ». Nous lui avons également demandé s’il se rendait compte de ce qu’il était en train de créer, une communauté de fans où tout le monde se sent accepté tel qu’il l’est et où ils peuvent trouver des conseils et de nouveaux amis : « C’est la raison pour laquelle je fais cela. L’idée d’être un musicien célèbre ne m’intéresse pas. C’est cool, mais je veux que les gens se retrouvent. Je veux que les gens s’aiment et se comprennent. Et je veux que les gens comprennent les gens qu’ils ne comprendraient jamais normalement. Je veux qu’ils soient capables d’être qui ils sont. Je veux que les gens soient capables de changer qui ils sont. Je veux qu’ils marchent dans la rue et qu’ils ne soient pas nerveux ou anxieux car ils ont un endroit où se retrouver, c’est tout ce que je veux. Il n’est pas question du nombre d’albums que j’ai, du nombre de choses. C’est génial, je suis actuellement à la radio en train de vous parler car je fais de la musique mais mon but est de jouer dans des stades un jour, devant 60 000 personnes à Paris et de dire : regardez ce qu’on a fait… ».

À noter également que le titre « It’s Quiet In Beverly Hills » est beaucoup plus acoustique que les autres morceaux de l’opus. Nous l’avons donc questionné sur le fait de faire un album ou un concert 100% acoustique dans le futur : « C’est intéressant, j’ai fait pas mal de titres sur lesquels on peut chanter. J’ai sorti pas mal de titres qui sont plein d’énergie. J’aime aussi être debout sur scène avec ma guitare où je chante avec le public, donc oui, je pense que oui. J’ai écrit pas mal de nouveaux titres où on peut chanter dessus. L’un de mes groupes préférés c’est Oasis. Les deux premiers albums sonnent comme Rock’N’Roll Star et Supersonic, et les prochains titres sur lesquels je travaille sonneront plus comme Half The World Away ou Don’t Look Back In Anger ». L’artiste, très productif, a déjà commencé à travailler sur une ébauche de son troisième album…

Retrouvez l’intégralité de l’émission dès maintenant en podcast audio et vidéo, et écoutez Cotton Candy sur Hotmixradio Hits !

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