Jérémy Frerot : « La ligne conductrice a été l’envie de jouer de la musique »

Par 09/03/2021

Alors que son premier single « Un Homme » cartonne sur les différentes radios et télévisions, Jérémy Frerot a sorti il y a quelques semaines son deuxième album, « Meilleure Vie ». Nous l’avons rencontré le jour de la sortie de cet opus dans les locaux de son label pour nous raconter l’histoire de ce disque.

C’est le 19 février, jour de sortie de l’album, que nous avons rencontré Jérémy Frerot : « Je me sens un peu mou parce que je suis heureux qu’il sorte, qu’il voyage un peu, que les gens puissent l’écouter et je commence à avoir les premières réactions, du coup, je suis assez ému » nous a-t-il confié en arrivant. Seul après l’aventure Fréro Delavega, le chanteur ne cache pas qu’il est content que les médias aient compris qu’il est un artiste à part entière : « Avec cet album, c’est ça qui me touche c’est que je n’ai plus besoin de raconter, de le dire. Maintenant, c’est moi qui le raconte plus qu’on ne le demande, que je viens des Fréro et que je suis devenu un artiste à part entière ». C’est avec le titre « Un Homme » qu’il a décidé de revenir sur le devant de la scène, un titre pour lequel il n’a d’ailleurs pas participé : « Ça a vraiment été le coup de foudre direct. C’est une des rares et d’ailleurs, c’est le seul que j’ai pris comme ça, sans réfléchir et sans le retoucher parce que je trouvais que tout était juste, le rythme, les mots, le message, c’était vraiment parfait. Du coup, je me suis dit que c’était le pont parfait entre le premier album et le deuxième pour arriver et m’exprimer ». Il nous parle également du fait qu’il se soit mis en danger ou plutôt qu’il ait eu envie de changement pour ce disque : « J’avais l’envie de faire autre chose, l’envie de m’exprimer avec plus de sincérité, plus de joie aussi et du coup, ça a donné ça et on est trop content ». Et ce déclic a eu lieu lors de sa première tournée, lorsqu’il a compris qu’il touchait les gens et arrivait à avoir un concert seul : « Dès que j’ai compris ça, je me suis dit que j’allais créer un deuxième album. Il fallait que je me rassure. Et puis, à force de traîner avec les deux réalisateurs qui jouaient avec moi, Romain Joutard et Julien Grenier qui écoutent de la musique qu’on a fait là, ça, ça m’a inspiré et j’ai voulu faire ce genre de musique. Quand j’écris un album, je ne me mets pas une table et je me dis vas-y on va écrire album. C’est long, j’ai plein d’idées que je note sur mon téléphone, des fois des mélodies que je fais sur le dictaphone aussi. Dès que j’ai envie d’écrire une chanson, je les ressors, je regarde et je me dis que je vais creuser cette idée. Et avec Ben Mazué, Laurent Lamarca, Vincha qui sont les auteurs, on commence vraiment à se connaître par cœur. C’est tellement un plaisir de bosser avec eux, c’est même plus bosser, c’est de la joie de vivre. À chaque fois, on se marre, et ça, c’est une victoire de pouvoir faire ça ». Il nous confie également toujours demander l’avis à ses proches lorsqu’il avance sur un morceau pour être assez sûr de lui lorsque le titre est terminé.

Sur ce deuxième album, la ligne conductrice a été l’envie de jouer de la musique, avec au fur et à mesure de l’avancée, d’avoir quelque chose d’assez solaire : « Je sortais un peu de cette difficulté du premier album des Fréro que j’avais encore dans la tête et du coup, j’ai écrit des chansons un peu tristes, un peu ternes. Et quand j’ai commencé à creuser, à trouver des trucs vachement plus solaires, le choix a été vite fait, je les ai enlevé ». Il ajoute : « On a écouté énormément de musiques comme Jorja Smith ou Mac Miller. Des gens comme ça et je voulais aller vers cette couleur-là, cette lumière-là. Et les réalisateurs viennent de ce milieu-là en plus, de ce style de musique donc ils avaient les codes. On se faisait des échanges jusqu’à ce qu’on trouve vraiment la bonne voie. Il y a un énorme travail d’arrangements, de travail, de composition, de recherches, de sons aussi. Ça devient de plus en plus rare de faire ça. Aujourd’hui, on fait presque un album tout seul dans sa chambre avec un ordinateur, une carte son et des sons préenregistrés. Là, ça a été vraiment scientifique et ils ont cherché le vrai son, cherché les bons réglages pour avoir le bon son. J’ai chanté dans plusieurs micros différents pour avoir des textures. Dans « Fais-le » on m’entend dans une voix un peu téléphone qu’on a repris dans plein de chansons d’ailleurs, qui est le truc qui m’a plu de faire dans cet album. Et voilà, on a vraiment cherché. On a recherché à avoir le plus de chaleur possible et c’est en cherchant les sons un maximum qu’on y arrive ».

La veille de la sortie de l’album, Jérémy Frerot a présenté son disque lors d’une session live, très acoustique : « Sur cet album, j’ai besoin de jouer. J’ai besoin d’avoir des musiciens qui joue derrière moi, qui s’éclatent et qui, du coup, créent quelque chose chez le spectateur. J’ai besoin que même si je ne suis pas là, ça joue et que ça, que ça fonctionne comme ça ». Il ajoute par rapport aux concerts lives : « C’est une idée de ce qui va se passer sur scène carrément. J’ai adoré cette découverte de ses spots derrière, qui ressemblent à des fleurs et qu’on peut transformer en plein de choses. Sur cet album-là j’ai plein de couleurs en fait ».

L’interview complète de Jérémy Frerot où il nous parle d’une réédition, de partager un titre avec son fils ou encore du fait que son CD soit fabriqué en France est à retrouver dès maintenant en podcast audio et vidéo. Vous pouvez également écouter son single actuel, « Un Homme », sur Hotmixradio Frenchy et Hits.

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