À la découverte de Venus VNR

Par 03/05/2021

Alors que le nouvel EP du duo Venus VNR vient tout juste de sortir et met en avant des sujets de société que l’on peut tous connaître, nous avons reçu Félix pour discuter de cet opus, de sa création et de l’évolution de ce tandem au fil des projets.

À la découverte de ce tandem

Si les deux jeunes artistes se connaissent depuis un petit moment, il n’en reste pas moins que leur formation a été assez récente, suite à de nombreuses expériences : « On a bossé pendant longtemps ensemble, sur beaucoup de projets. À la base, on était musiciens accompagnateurs. Moi, j’étais batteur, elle était choriste. Et après, on a eu un premier projet de pop et le fait de rater plein de trucs, ça nous a fait éliminer petit à petit tout ce qu’on ne voulait pas faire, il ne restait plus que ce qu’on voulait faire. Venus VNR on essaie de le rendre le plus instinctif possible, donc l’intellectualise pas trop le truc, c’est juste ce qu’on a envie de faire au moment où on a envie de le faire et si ça se trouve, ça va pouvoir évoluer d’une année sur l’autre en fonction de nos pulsions » nous explique Félix. L’artiste reconnait déjà une évolution entre leur premier et leur second EP : « Il n’y a pas longtemps, dans une émission, il y a un titre du premier EP puis un titre du deuxième EP qui se sont enchaînés. Je me suis rendu compte que oui, il y a une assez grosse différence je trouve. Ça joue aussi parce qu’on a changé réal, donc dans le son on ne travaille plus avec la même personne. On avait un premier EP beaucoup plus brut et là, ça me semble un peu plus métissé, pop urbain sur le deuxième. Même dans l’écriture, ça s’inclut dans la thématique.En l’occurrence on a travaillé sur ce deuxième EP avec Valentin Marceau, qui lui fait plein de trucs, c’est moderne, il a fait Suzanne, Michel, Vidéoclub… ».

Un nouvel EP, « Idéal Turfu » et des thématiques fortes

Contrairement à ce que beaucoup pourraient croire, ce nouvel EP n’a pas été composé pendant le confinement. Celui-ci a seulement permis de rajouter de nouveaux morceaux : « La majeure partie des titres étaient achevés, ce que l’on a rajouté en plus au dernier moment, c’est les collaborations avec Spider Z sur « J’attends Que Ça Passe » ou le remix de Bagarre, et puis après, ça s’est joué sur des mix, des trucs comme ça. Le titre plus ancien, il a dû être fait au moment de la création du groupe en 2019. Et le plus récent, il a dû être fait là, en décembre. En l’occurence on devait sortir l’EP un peu plus tôt et puis en voyant les tournées annulées on a essayé de décaler un peu et puis en décalant, on en a profité pour rajouter des titres et puis en retravailler certains ».

Cinq titres sont à retrouver sur cet EP, ainsi qu’un remix. Félix nous confie cependant qu’il a une playlist Soundcloud composée de 30 à 40 démos parmi lesquels un tri a été fait avec Laurène, le label et éditeurs ainsi que le réalisateur de ce projet. Certains titres ont également été testés en live, afin d’avoir le ressenti du public : « Peut-être qu’au final, un vingtième de ce qu’on écrit finit par sortir » ajoute-t-il.

Parmi les sujets abordés, on retrouve de nombreux thèmes de société et des problématiques actuelles, dont notamment le harcèlement : « C’est des problématiques auxquelles on a dû faire face, auxquelles on faisait même face avant cette crise. Et je pense que ça ne fait qu’amplifier, en fait. C’est des sensations de malaise qu’on a ressenti avant tout ça. Alors évidemment, on est plus étudiants, on est plus jeune, tout ça. Ce projet c’est vraiment passer de 20 à 30 ans, comme ça, essayer de devenir une grande personne et ne pas forcément y arriver ». Il nous explique le travail fait : « Le point de départ de chaque chanson de Vénus VNR, c’est un thème. On a eu la volonté aussi, avec ce projet dans la ligne directrice, d’en finir un peu avec les albums un peu bateau du genre après 40 000 chansons d’amour, on va essayer de trouver des thématiques qui dénotent un peu. Et donc, on part d’une thématique du genre l’addiction au porno, le burn out, un rancart Tinder qui est foireux… S’il n’y a pas de choses à raconter, on ne va pas écrire. Après c’est vrai qu’il y a une bipolarité entre les types de sujets qu’on traite et la manière dont on le traite. Mais bon, c’est aussi une manière, l’humour, de ne pas trop se prendre au sérieux et puis d’adoucir ».

Pub

Facebook

Twitter

fermer Nous sommes en Facebook Live ☺ fermer
fermer REGARDEZ CE QUE VOUS ECOUTEZ ☺ fermer
Réduire
  • Loading..
  • 00:00

    Détacher le player

    Vous avez écouté

    AUDIO

    • MD
      • HQ
      • MD
      • SD

    Silence