Le duo Delta nous présente son projet : « Genre Humain »

Par 18/10/2021

C’est à l’occasion de la sortie de leur premier album en France que nous avons rencontré Benoît et Julien, les membres du groupe Delta, qui nous ont parlé de leur parcours, de leur travail pour d’autres artistes mais également des différences entre le public français et belge. 

© Guillaume Landry

Un premier album en France

C’est grâce à des amis en commun que Benoît et Julien se sont rencontrés il y a quelques années, alors qu’ils jouaient tous les deux dans des groupes de rock et qu’ils chantaient en anglais : « Après quelques temps, on s’est retrouvés à deux et on a transformé ça en Delta. On est partis faire notre projet en français, ce qui n’est pas plus mal vu qu’on avait quand même envie d’écrire dans notre langue maternelle pour mieux pouvoir s’exprimer. Je pense qu’on a gagné au change ». S’ils écrivent maintenant en français, le duo a choisi de garder leurs influences anglaises pour leurs mélodies : « C’est ce qui fait un peu la singularité du projet » expliquent-ils. 

Alors que cela fait un petit moment qu’ils sont dans le milieu de la musique, le déclic pour l’album s’est fait avec le choix des chansons, même si celui-ci aurait dû sortir plus tôt, en mai 2020. Le confinement leur a cependant permis de peaufiner certaines choses : « « Aimez-Moi » est un morceau qui est arrivé vraiment en toute fin de processus. Il n’était pas prévu pour être sur l’album et on a quand même envoyé la chanson au label en disant qu’on trouvait qu’il y avait un truc. Ils étaient d’accord et on a remplacé une chanson qu’on avait faite par celle-là. Ce n’était pas plus mal d’avoir un peu plus de temps pour travailler parce que sinon cette chanson ne serait pas sur l’album ».


Parmi les processus dans la création d’un titre, ce que le duo aime le plus c’est de faire découvrir des idées à l’autre : « Tu arrives avec une guitare, t’as juste une petite mélodie de voix avec un tout petit passage et tu fais écouter à l’autre… Je trouve ça encore plus chouette, c’est vraiment la naissance de la chanson et c’est là où on voit où va aller la chanson. Je la montre à Ben et là on la construit vraiment ensemble. Et très vite on essaie de mettre des paroles dessus. On ne fait pas ça séparément » explique Julien. « On a la chance de bosser tous les jours, en studio à Bruxelles, on a un endroit où on peut aller donc on se retrouve tous les matins là-bas. On nous appelle souvent les fonctionnaires de la musique parce qu’on a des horaires très métro, boulot, dodo. On arrive au studio vers 9/10 heures et pour nous à 18h, si on est fatigués, qu’on a l’ébauche d’une chanson, c’est bon, on peut rentrer chez nous. On n’est pas le genre de gars qui bossons la nuit ».

Intitulé « Genre Humain » (qui est un morceau qui existe mais qui n’est pas présent sur l’album », Delta offre un opus tourné vers l’autre et vers l’humain : « On aborde un peu les différentes facettes et les approches qu’on peut avoir en tant qu’être un être humain dans cette société. Et finalement, à taille humaine, ça veut dire qu’on est à taille humaine dans cette société et je pense que c’est un bon message à faire passer parce que parfois, on essaie de se met la pression. On a peur d’atteindre plein de buts dans la vie et finalement, il faut essayer de le faire avec ce qu’on a à et être déjà heureux des forces qu’on a et de prendre du plaisir à être qui on est ».

© Guillaume Landry

À la fois artistes sur leur propre projet, Delta se consacre aussi à l’écriture et la composition de morceaux pour d’autres artistes, dont Kimberose ou Yannick Noah. Par exemple, « Tous Beaux » avait été écrit pour un autre artiste et « Comme Tu Donnes » rentrait potentiellement dans un paquet de chansons qui pouvaient être récupérées pour un concours de chansons… Au final, ces deux morceaux ont terminé sur leur album.

Des concerts avec des différences en Belgique et en France

Originaire de Belgique, le duo a déjà un premier album qui est sorti dans leur pays et forcément, les morceaux mis en avant lors des concerts ne sont pas les mêmes d’un pays à l’autre : « On a fait un showcase pour présenter l’album ici à Paris et donc là évidemment, on ne met pas les titres que les gens ne connaissent pas parce qu’ils ne sont même pas disponibles en France. Donc en Belgique c’est le luxe de pouvoir faire des concerts un rien plus long. La setlist varie peut-être de 4/5 titres. Par contre ce qui est marrant, c’est qu’on avait un morceau qui s’appelait « Sens inverse », qui est une ballade, mais harmoniquement assez smart et qui ne pourrait pas paraître comme le single clairement. Et en Belgique les gens la passent mais elle ne met pas plus l’ambiance. Et là, quand on jouait ça en plateau, à la fin, on arrêtait et les gens applaudissaient de fou, ils ont vraiment écouté la chanson. On parlait plus tôt de la langue française et donc on sentait que les gens écoutaient pendant 3 minutes et ça, je trouve, c’est quelque chose qui n’est pas mieux ou moins bien mais qui est différent ».

En parlant de concerts, le duo sera au Cirque Royal en Belgique le 14 mai prochain. Tous les 14 du mois, un teasing est posté sur leurs réseaux où ils dévoilent un extrait de l’album, chanté dans la célèbre salle belge. 

L’intégralité de l’interview avec Delta est à retrouver dès maintenant en podcast audio en cliquant juste ici. Ils nous parlent notamment de ce qu’ils ont fait pendant le confinement, et de leurs sessions, les Delta Live qui pourraient avoir une vie un peu plus tard…

Pub

Facebook

Twitter

fermer Nous sommes en Facebook Live ☺ fermer
fermer REGARDEZ CE QUE VOUS ECOUTEZ ☺ fermer
Réduire
  • Loading..
  • 00:00

    Détacher le player

    Vous avez écouté

    AUDIO

    • MD
      • HQ
      • MD
      • SD

    Silence