À la découverte de Janie

Par 11/11/2021

Jeune artiste montante de la chanson française, Janie n’a pas fini de faire parler d’elle. Avec un premier opus intitulé « Toujours des fleurs », la chanteuse est venue nous parler de ses débuts, de l’importance de s’impliquer dans toutes les phases de son projet et bien évidemment, de son album. 

Une artiste issue d’une famille musicale

C’est à 19 ans que Janie a décidé de se lancer dans la musique, après avoir été en duo ou en groupe. Fraîchement arrivée à Paris, c’est au gré des rencontres qu’elle s’est dit qu’elle voulait en faire son métier : « Quand j’étais jeune, ce n’est pas que je ne l’avais pas à l’esprit, mais c’est que j’étais partie sur autre chose. La musique a toujours fait partie de ma vie que c’était en moi dans tous les cas. C’était tout le temps avec moi ». En effet, sa famille a toujours baigné dans la musique : « Ma maman chantait mon père, jouait tuba, tout le monde chante ou danse ou joue d’un instrument. Donc, en fait, il y a de la musique tout le temps, partout. C’est un peu comme une activité vitale. Genre manger, dormir, faire de la musique c’était pareil » nous explique-t-elle. 

Après un premier EP, Janie a sorti aujourd’hui son premier album, « Toujours des fleurs », un album 100% chanson française qui peut parfois nous faire penser à France Gall : « Je me suis quand même pas mal cherchée en ayant toujours ce tapis de chanson française que j’avais en moi. Je pense qu’en fait, trouver son style ça se fait en faisant et en répétant plein de fois. On se dit tiens, là, ça sonne plus naturel et plus juste en moi que telle ou telle chose. Ce n’est qu’à la fin de mon album où je me suis dit ok, c’est ça ma musique. Je ne me suis pas dit au départ, je vais faire de la variété française. Ça s’est imposé à moi et ça s’est imposé à travers les yeux de mon entourage et des journalistes. Je pense qu’à partir du moment où ça sort de soi, tout le temps de soi, il y a forcément une ligne éditoriale parce que c’est tes mélodies et c’est ton style d’écriture ».

Un album authentique

Dans cet album, Janie se livre et livre ses émotions. Parmi les titres qui nous ont touchés, « Mon Idole », écrit pour son papa disparu : « Je l’ai écrit très rapidement quand je m’y suis mise mais j’ai mis cinq ans à l’écrire cette chanson. Quand elle est sortie, elle est sortie d’un coup. Ce processus je le compare souvent à quand on se fait un tatouage. On veut que ce soit le bon dessin, le bon symbole pour représenter ce qu’on a envie de représenter dans ce tatouage, mais après, c’est figé, c’est à vie sur la peau et il ne faut pas se louper. Et cette chanson, c’est un peu ça. C’est comment dire exactement ce que je ressens, condensé en trois minutes ». Ce titre a d’ailleurs été thérapeutique pour elle, qui a mis longtemps à faire son deuil : « Elle m’accompagne d’une jolie façon, elle m’aide à rendre tout ça plus joli que ça ne l’a été » confie-t-elle. 

Janie a travaillé sur toutes les mélodies de cet album (un titre est co-composé) et tout s’est fait via le piano : « J’ai commencé à 6, 7 ans, mais c’était de façon très classique solfège, cours de piano et tout, et j’ai dit à ma mère que je n’avais pas envie. Il y a déjà l’école, j’avais envie de m’éclater ! J’ai arrêté au bout d’un an et après j’ai repris vers 14 ans avec des cours particuliers pour m’accompagner au chant. J’ai appris tous les accords basiques et au bout d’un an, j’ai arrêté. Puis j’ai continué en autodidacte jusqu’à maintenant ».

Deux autres morceaux sont à noter sur cet album, « Le Prénom de L’amour », qu’elle a écrit pour son chéri, Valentin Marceau, qui a travaillé sur la production de son album. À la fin, une piste cachée, avec une reprise de William Sheller que les deux amoureux chantent ensemble. Il y a également « Compile », qui porte très bien son nom et compile toutes les influences de Janie, comme un karaoké géant. 

Si l’artiste est très contente d’avoir son objet en physique à l’heure actuelle, elle s’est également impliquée dans tout l’aspect visuel autour de ce disque : « Pour moi, c’est inhérent à la musique. Je suis obligée de m’impliquer parce que j’aime tout, en fait. Par exemple, un clip je vais l’imaginer en même temps que j’imagine la chanson. Je détesterais que quelqu’un fasse quelque chose pour moi sans que je sois impliqué avec la personne. Et justement, je travaille qu’avec des gens dont j’aime beaucoup le travail, avec lesquels je peux participer aussi et qu’on fasse les choses ensemble. Et c’est comme ça je pense qu’un projet peut être vraiment singulier parce qu’il y a vraiment à chaque fois l’artiste qui est impliqué ». À noter que sur la pochette de son album, on peut retrouver le tracklisting à l’avant, ce qui nous a fait penser aux années 80 et aux 45 tours : « J‘adore parce qu’en fait ça, ça met la musique sur le même plan que la tête de l’artiste. On se plonge directement dans un album de musique, de chansons ».

Si Janie a commencé à faire les premières parties de Vianney dans des Zéniths la chanteuse a également commencé à penser à ses concerts et sera au Café de la Danse le 10 mars prochain et à la Cigale le 17 juin : « Pour mes concerts, j’aimerais beaucoup avoir un vrai piano, puis quelques musiciens. Il y aura des moments où j’ai besoin aussi de ne pas être derrière mon piano parce qu’il y a des chansons qui bougent, que j’aime ça et j’ai envie de pouvoir m’exprimer autrement. Puis des moments plus calmes. Je pense qu’il y aura aussi deux ou trois petites fleurs qui vont trainer aussi » nous glisse-t-elle en souriant. On a hâte de découvrir ça ! 

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