À la découverte de La Zarra

Par 14/12/2021

Si vous ne connaissez peut-être pas son visage, vous connaissez forcément son titre “Tu T’en Iras” qui a tourné et tourne toujours en boucle sur les radios du bouquet Hotmix. La Zarra, originaire de Montréal a sorti il y a quelques jours son premier album, “Traîtrise”, l’occasion pour nous de la rencontrer afin d’en savoir un peu plus sur cette femme mystérieuse. 

© Laeti Berry

C’est dans les locaux de sa maison de disques que nous avons rencontré l’artiste, très impressionnante de par sa prestance. Elle est revenue à nos côtés sur ses débuts dans la musique et sa rencontre avec le producteur Benny Adams, qui l’a en quelque sorte lancée : “C’est lors d’une soirée un peu arrosée où il est allé au piano que j’ai chanté “Pour Que Tu M’aimes Encore” de Céline Dion. Il a été complètement bluffé. Il m’a invité au studio le lendemain et à partir de là, cette exploration musicale a commencé”. Jusqu’alors, cela avait toujours été un rêve pour l’artiste, qui n’avait pas vraiment osé franchir le pas. “Je ne connaissais personne dans le milieu de la musique, comment tu fais quoi ? Le destin a fait que j’ai rencontré Benny Adams et que c’est arrivé. Mais pour moi, ce n’était pas une possibilité, j’avais un peu étouffé ce rêve” nous raconte-t-elle. 

Sur ce premier album, La Zarra mélange les genres pour créer son propre style, allant de la chanson française avec des notes de pop anglais, en passant par la musique urbaine. Un style bien à elle puisque l’artiste est dans la réalisation de son opus de A à Z. Une condition sine qua non sans laquelle l’album n’aurait pas vu le jour : “Ma chanson ne peut pas naître si elle ne vient pas de moi, c’est impossible. Dans la réalisation des chansons, je me suis vraiment battue parce qu’il y a une façon de travailler aujourd’hui où on perd un peu ce truc qu’on faisait à l’ancienne dans l’orchestration ou dans la façon d’enregistrer aussi. Il y a beaucoup de valses dans mes chansons et après ça on peut repartir sur quatre temps. J’essaie de faire des changements de vitesses et ça a été très difficile pour mes compositeurs parce que c’est difficile de l’intégrer quand tu veux rajouter des arrangements. Mais l’orchestration, je me suis battue pour ça parce que c’était tellement important pour moi d’avoir des arrangements où il y a une vraie danse entre la voix et la musicalité donc les violons et la voix se répondent. Finalement, j’ai réussi à avoir mon orchestre de 40 musiciens et je l’ai intégré dans mon album. J’en suis vraiment très fière”

Si cet album est comme une thérapie pour l’artiste (elle nous confie parfois avoir eu de gros moments de doute mais la chanson l’a beaucoup aidée), elle nous avoue que le fait d’être originaire d’Amérique du Nord l’a influencée dans sa musique : “On a cette influence des États-Unis côté rap, côté R’n’B et sur le jazz. On a grandi là-dedans. Bien sûr que ça m’a aidé, je pense que mon album ne sonnerait pas comme ça si j’étais née en France. Peut-être que je serais ailleurs musicalement ou peut-être que je n’aurai jamais fait de musique”. Pourtant, la scène française l’a néanmoins inspirée : “Barbara, Piaf, leur vie, leur parcours m’a extrêmement touché. Je ne vais pas m’associer à ce qu’elles ont vécu mais il y a toujours ce truc de partir de rien et qu’à un certain moment, il y a un déclenchement et que tout commence très vite. Il y a aussi ce truc de vision, elles savaient qu’elles allaient chanter, être une grande chanteuse et elles l’ont fait. Je suis un peu dans cette situation de proposer quelque chose de grandiose, quoi”.

© Laeti Berry

Si La Zarra a travaillé sur plus de 40 morceaux avant de choisir ceux qui allaient composés l’album, un thème nous a interpellé, celui de la vie d’artiste, très peu évoqué en chanson et présent à la fin de l’opus : “Les premières émotions que j’ai visité c’était des émotions liées à des déceptions amoureuses et après, ça s’est transformé. J’ai un plan dans la vie, c’est courir après mon destin. On est dans une bataille pour ça. Ce n’est pas facile de faire de la musique et c’était important pour moi de le chanter et de le dire aux gens. Que ce soit dans la musique ou dans le travail de tous les jours, peu importe ce qu’on fait dans la vie, je pense qu’on peut s’approprier toutes les chansons et les vivre comme moi je les ai vécues. Aller revisiter ces émotions, cette mélancolie”.

L’intégralité de l’émission avec La Zarra où l’on y évoque son style, ces 40 titres déjà créés ou encore les démos qui ont bien évolué au fil de la composition de l’album est à retrouver en podcast audio en cliquant ici et en vidéo ci-dessous. 

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