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ALONZO

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Album : 100%

 

Voici un peu plus de trois ans que les certifications d’or, de platine et de diamant illuminent la carrière solo d’Alonzo. Tant sur les plateformes de streaming, dans les bacs, que les salles de concert et boites de nuit, les six lettres qui composent son blaze sont désormais incontournables. Apaisé, le Phocéen peut l’être : l’industrie du disque le reconnaît enfin à sa juste valeur. Et si sa mutation artistique tout en spontanéité, opérée au contact du réalisateur Spike Miller, lui a permis de soulever les « trophées » qu’il convoitait tant (« Règlement de comptes » et « Avenue Saint-Antoine », respectivement sacrés or et platine), le Capo dei Capi a dû redoubler d’efforts et de détermination pour y parvenir.
À l’aube de son cinquième album, qui verra le jour le 25 août prochain, Kassim — de son prénom — aborde une nouvelle phase dans sa carrière, teintée d’introspection et de sincérité, bien que toujours aussi fraîche et contemporaine : « Cet album, c’est moi, à 100 % », confirme le rappeur, à la fois enthousiaste et empressé de livrer l’opus à son public.
Né de la troisième génération d’auditeurs de rap en France, Alonzo n’a que 12 ans lorsqu’il gratte ses premières rimes. Très vite, il monte le groupe Psy4 de la Rime, qu’il compose avec Soprano, Vincenzo et le défunt Sya Styles. Le succès qu’ils rencontrent alors est aussi précoce que durable. Fort de quatre disques d’or en autant d’albums, le quatuor marseillais s’impose rapidement comme l’un des groupes phares de l’histoire du rap francophone, accumulant tubes générationnels, tournées endiablées et récompenses prestigieuses à chaque sortie. La trajectoire solo de ses deux fers de lance — Soprano et Alonzo — est pour le moins différente. Si le premier a tout de suite rencontré son public, jusqu’à devenir la superstar de la pop urbaine que l’on connaît aujourd’hui, le second s’est en revanche fendu de plusieurs tentatives, avant de réellement se trouver. L’ombre des Psy4 planait sur deux premiers opus, « Les temps modernes » et « Amour, gloire et cité », étouffant quelque part la forte personnalité et le charisme débordant du benjamin du Plan d’Aou : « Là où le public attendait du Alonzo, cru, brut et spontané, j’essayais de proposer un compromis, proche de ce que pouvait faire mon groupe dans son ensemble ». Les chiffres de vente ne suivent pas et le Marseillais, déçu, entame une profonde remise en question. C’est en puisant dans l’essence de son personnage qu’Alonzo parvient à se retrouver : assumant pleinement son côté rue et instinctif, il s’offre alors une deuxième jeunesse, matérialisée par un

rapprochement déterminant avec Spike Miller, son beatmaker et réalisateur attitré. Boxant désormais dans la même catégorie que la jeune garde du hip hop, Alonzo ou « le Benjamin Button du rap français » fait bien plus que rendre les coups. En totale roue libre, il impose une authentique « marque Alonzo », caractérisée par la fougue d’un rookie et l’expérience d’un pilier. Entre bangers (« La Belle Vie »), classiques (« Finis-les ») et tubes (« Binta », certifié single de diamant), Alonzo s’impose parmi les artistes les plus streamés et les plus sollicités en showcase et s’approprie les nouveaux modes de consommation de la musique, au moyen d’une créativité débordante : depuis 2015, pas moins de trois projets ont atterri dans les bacs, avec un succès unanime pour chacun d’entre eux (un disque d’or, un disque de platine, et des chiffres très honorables pour la mixtape « Capo dei capi »).
Lancé sur cette dynamique, le Comorien d’origine renfile le bleu de chauffe au cours du premier semestre 2017 et dévoile une série d’extraits clippés — « Feu d’artifice » (featuring le petit Prince de l’afro-trap, MHD), « J’écris » et « Bagarre » — dont le rôle n’est autre que d’annoncer la sortie d’un nouvel album pour le 25 août, à peine un peu plus d’un an après la sortie du plébiscité « Avenue Saint-Antoine ».
Intitulé «100%», cet album au titre très évocateur laisse transparaître une nouvelle évolution dans la direction empruntée par le rappeur : introspectif, authentique et sincère, il est à l’image de l’état d’esprit de son auteur, qui choisit de se raconter « à 100 % ». Satisfait d’avoir récupéré son dû — sa place de pilier et les récompenses qui l’accompagnent — et délesté de ce sentiment de revanche qui l’animait depuis « Amour, Gloire et Cité » (2012), Alonzo apparaît plus serein et se livre à cœur ouvert, abordant des thématiques fortes et essentielles pour le mari et père de famille qu’il est : amour, famille, mariage, perception de la célébrité. Également parsemé d’égotrips savamment dosés (« K2000 », « Générations X Or », « Dalé » featuring Lartiste), de clins d’œil à la nouvelle vague du rap marseillais (« La vaillance ») et caractérisé par la même fraîcheur musicale qui a permis son retour de force, « 100 % » reste néanmoins spontané, dans la droite lignée de sa « deuxième carrière » : « Cet album a été fait sans calcul et ce serait mentir que de dire le contraire. Au fil du temps, j’ai ressenti le besoin de dire des choses vraies et d’assumer pleinement ce que je suis, à ce moment précis de ma vie. » Vrai, Alonzo l’est incontestablement. À l’image du morceau d’introduction, sur lequel Amel Bent se voit confier le soin de chanter ses écrits. Du titre « Ma Famille », sur lequel son frère d’armes Soprano et lui-même se livrent à de poignantes confessions. Ou encore de la ballade « La paix n’a pas de prix » (featuring Dadju), où il raconte ses envies de quiétude.
Le 25 août approchant, le rappeur marseillais n’a qu’une hâte : dévoiler le fruit de son travail, dont le caractère intime témoigne tout le respect que le rappeur porte à son public. Ensuite, il défendra ce projet sur scène, comme il en a la coutume depuis ses premières rimes. Fermement ancré dans le paysage actuel, Alonzo n’a nullement l’intention de se mettre en retrait et compte bien continuer à occuper les premiers rôles au cours des années qui viennent. Mais l’heure est à « 100 % », qui s’imposera assurément comme une pièce maîtresse dans la discographie du rappeur et qui, au final, pourrait bien être l’album qui réalise le mieux la transition entre Alonzo, rappeur solo hyperactif du milieu des années 2010, et Kassim, membre émérite des Psy4 de la Rime, découvert début 2000.

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