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JUNE THE GIRL

Ecoutez June The Girl sur Hotmixradio.


« Oh je suis timide comme un garçon / Et ça me gêne de faire le premier pas / Why do we feel so emotional, emotional baby » : les mots d’Emotional déferlent, troublants et limpides à la fois. June The Girl, dont sort le premier EP, c’est ce frisson inédit et pourtant si évidemment séduisant.

Une voix, d’abord, à la fois très douce et pointue, tendre avec une petite nuance rêche, comme une langue de chat. Puis l’impression que cette voix est clouée là-haut, dans la lumière radieuse d’un émerveillement inépuisable.

Elle s’appelle June The Girl et sa pop est éblouissante de bonheur – ce bonheur qui rend beau même le spleen, l’ennui ou les peines de cœur, la pop absolue qui fait dire aux babyboomers qu’on dirait les premiers singles des Beach Boys chantés par Kate Bush ou les hymnes gainsburgiens de France Gall rhabillés par Sia.

Mais, à vingt-deux ans, elle ne s’arrête pas à ces références. June The Girl a grandi dans les années numériques, avec autour d’elle Led Zeppellin et Luciano Pavarotti, Laura Pausini et Laurent Voulzy, tout le désordre postmoderne dans lequel seule la pop américaine lui parle vraiment – Avril Lavigne, Hillary Duff, Miley Cyrus avant l’orage, Selena Gomez… Cette musique est son ancrage dans une vie où elle déménage souvent.

Elle ne sait pas quand elle a commencé à chanter – très tôt, de toute évidence. A quatorze ans, elle commence la guitare pour faire comme Taylor Swift. Le loisir de préadolescente devient une passion dévorante. En 2012, quand elle rentre de Guyane, où elle vit depuis quelques années, elle pense autant aux études qu’aux castings des concours télévisés de chanson. Mais elle ne veut pas seulement des reprises : elle écrit ses chansons, dans une veine pop pleine d’envols, d’une modernité comme on n’en entend guère en France.
Alors elle ne se coule pas dans le moule à voix spectaculaires et à grands frissons prémédités. Elle sera pop, dans ses propres mélodies, dans ses propres élans. Tant pis pour la télé. Et elle continue de composer dès qu’elle ressent un trop-plein d’émotions. Heureuse ou triste, elle laisse venir des refrains en anglais, des mélodies qui grimpent au ciel.

Étudiante à (presque) plein temps, elle se passionne pour l’électro, chante dans de petites salles marseillaises ou des soirées étudiantes, avoue ne plus savoir parfois quelle est son identité musicale.

Elle contacte Antoine Essertier, sorcier de la découverte de Vianney après avoir le producteur de personnalités solaires et singulières depuis quelques lustres. Il craque sur la maquette de sa chanson I Say Love et, dans son studio isolé en Auvergne, il commence à travailler avec June.

L’album de June The Girl sera leur œuvre à eux deux seuls : elle pose sa voix sur des accords de guitare et il apporte des sons, des nappes, des boucles. Les chansons lui viennent d’abord en anglais et il l’aide à transcrire ses émotions en français. Bilingue ? Comme on peut à la fois sourire et frissonner, être heureux et mélancolique, embrasser et se sentir seul…

Un an de travail et son premier EP paraît en janvier 2017, en attendant l’album – un prodige d’émotions fortes en pente douce. Tout sereinement, les chansons de June The Girl parlent de séduction et de souvenirs, de grands lits et de crêpes au Nutella, de larmes passées et de plaisirs de demain, comme dans une fabrique d’instants parfaits, de bonheurs limpides, d’abandons consentis. Mais, après tout, c’est cela que l’on appelle la pop.

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