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LAURIE DARMON

Ecoutez Laurie Darmon sur Hotmixradio.

 

Biographie : Album « Février 91 »

 

Ceux de l’enfance sont les pires, disait Barbara, en parlant des souvenirs. Née dans la classe moyenne, élevée en région parisienne, la chanteuse mène une vie banale jusqu’à ses dix-sept ans : des parents aimants, de bonnes notes, des cours de danse, de piano, un petit frère, et dans les interstices de cette vie rangée, du mal être à petites doses, des fêlures ignorées, camouflées, bien enfouies qui commencent à lever, se nourrir de toutes les contrariétés de la vie de lycée, des amitiés blessées, pour faire de l’adolescence un grand ravage. Un corps qui brûle, une féminité qui se retient, s’empêche, étouffe. Des désirs aussi retenus qu’éperdus. Le drame de l’échec, une fille qui refuse de poser le pied sur le seuil trop piquant d’une vie de femme. Et dix ans plus tard, Laurie Darmon n’en a pas fini de fouiller cette plaie mordante, pas cicatrisée, d’y reconnaître la source vive de sa mélancolie.

Et de la raconter, dans des couplets saccadés, des refrains en rafale, au piano souvent, à la guitare parfois. Des chansons qu’elle compose sans prévoir, en cours, à la bibliothèque, en une demi-heure, jetées là. Des cris épars, des séismes murmurés, des répliques obsédantes, qu’elles ramasse, reprend, réarrange avec son frère et co-réalise avec Florian Rossi et David Sztanke, pour inventer le groove singulier d’une ballade « rappée » et intime. Avec le temps, ce flow pulsé évolue vers une écriture plus narrative, une poésie plus élaborée où se profilent des femmes fragiles, à l’ombre des jupons amples qui ne tournent pas rond, des invitations à l’amour qui tournent court, une rage au corps qui creuse des tunnels sous les trottoirs et se déploie sur les murs de la ville.

Si l’écriture de Laurie Darmon emprunte plusieurs voies, elle nous ramène toujours à l’origine, Février 91, le début d’une décennie d’influences musicales majeures, MC Solaar, Will Smith ou Lauryn Hill. Sans parler des plus anciennes, Christophe (pour qui elle écrit trois titres de son dernier album dont le grand Océan D’Amour), Barbara (la base), Reggiani, Sanson etc. Février 91 donc, date ordinaire inscrite au dos d’une photo de soi qu’on regarde comme la photo d’une autre, qui donne son titre et son final/épilogue à l’album pour remonter le cours du temps et enfin comprendre. Février 91, où le chiffre secret d’une mélancolie urbaine, intime et entêtante.

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