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Album : « Therapy Session »

 

“J’aime rester un brin mystérieux, laisser la musique raconter mon histoire” explique Nathan Feuerstein, qui se cache derrière les initiales NF, un nom désormais associé à celui d’un des artistes les plus excitants de la scène rap/ alternative actuelle. La vie que NF décrit dans sa musique se révèle être profondément personnelle et captivante ; raison pour laquelle il a intitulé son deuxième album – sorti le 22 avril 2016 (Capitol Music Group) – “Therapy Session”.

Marchant dans les pas du succès de son premier album “Mansion” sorti en 2015 sur Capitol, “Therapy Session” hisse NF, 25 ans, originaire du Michigan, vers de nouveaux sommets. “Mansion” a dépassé la barre des 53 millions de streams, tiré notamment par le single “Wake Up”. Son hymne destructeur “Intro” figure également sur la bande-annonce du dernier épisode de la série Empire.

Dès la première semaine de sa sortie, “Therapy Session” est entré à la 12ème place du top Billboard, ancrant encore un peu plus NF dans le paysage et confirmant son statut de future superstar. Son flow furieux et complexe, ses révélations osées sur l’ouverture épique de l’album “Intro 2” révèlent l’inspiration principale des textes de NF. (“You call it music – I call her my therapist/She keep on tellin’ I have been carrying way too much baggage/I need to take care of it/I know she’s right, but man it’s embarrassing/Music has raised me more than my parents did” – Tu dis que c’est de la musique / Je l’appelle ma thérapeute / Elle n’arrête pas de me répéter que j’en ai trop sur la conscience / Je devrais m’en préoccuper / Je sais qu’elle a raison, mais mec j’en ai honte / La musique m’aura élevé plus que mes parents).

“Je m’y suis mis via les battles de rap” explique-t-il. “J’étais obsédé par les DVDs de la collection Smack”. Mais c’est avec un tout autre univers, fait de guitares acoustiques et de refrains chantés comme sur “Oh Lord”, ou de mélodies émouvantes et imprégnées de soul comme “I Just Wanna Know” et “How Could You Leave Us” – que “Therapy Session” prouve à quel point NF a muri musicalement. “Quand j’étais plus jeune, je n‘écoutais que du Hip-Hop” admet-t’il. “Désormais je peux écouter de tout, de Ed Sheeran à Adele, en passant par des musiques de film. Quelque soit l’origine de la musique, elle résonne en moi et m’inspire”.

NF revient de loin. Ses origines modestes renvoient à une tragédie typique des petites villes : Venant de Gladwin dans le Michigan (“une ville avec trois lampadaires et pas de centre ville” explique-t’il dans “Intro 2”), NF a grandi dans une famille brisée par les drogues et la violence. Avec sa mère accro aux médicaments et victime de violences conjugales perpétrées par son conjoint, c’est vers l’âge de 12 ans que le jeune Nathan découvre une issue grâce à la musique. Reclus dans le van de ses parents, il se met à écrire des chansons pendant des heures, enregistrant ses freestyles sur une machine à karaoke. Tout comme Nas avait influencé le style du jeune Marshall Mathers, NF a d’abord été inspiré par la musique d’Eminem. Il s’est immédiatement reconnu en lui : comme lui Eminem était un MC blanc et fan de hip hop, tous deux venaient du même état et exposaient sans relâche dans leurs textes des relations familiales tendues. “Eminem m’a fait ressentir quelque chose d’indescriptible” confie-t-il. “Il a tracé une voie faite d’honnêteté, si intense, si vulgaire et captivante, disant des choses que je n’avais jamais encore dites ou même pensées auparavant. À l’époque j’étais très en colère et grâce à lui j’ai appris à me libérer et m’exprimer”. De là, NF s’est forcé à explorer d’autres styles de rap (citant Kendrick Lamar, Kanye West, Drake, Royce da 5’9” et Slaughterhouse parmi ses favoris du moment) lui permettant ainsi de trouver sa propre voix. “J’étais tellement influencé par Em” admet-il, “mais les artistes qui n’arrivent pas à s’en défaire ne vont nulle part. Au final, j’ai commencé par comprendre que ce qu’Eminem représentait : c’était avant tout l’idée d’être soi-même”.

NF s’est alors dévoué corps et âme à sa carrière musicale. Malgré un premier contrat dans un label sans lendemain et l’obligation d’exercer un métier alimentaire en tant qu’électricien en attendant, les choses ont commencé à changer en 2014, lorsqu’il s’est retrouvé dans le studio avec Tomm Profitt, producteur originaire de Grands Rapids, Michigan (qui, aux côtés de David Garcia, a produit toutes les sorties de NF une fois signé en major). C’est au cours de cette session que le très émouvant et saisissant titre “Wake Up” a été réalisé. C’était le titre référent, l’éclosion artistique que NF cherchait et qui lui a permis d’être remarqué par Capitol Records et de signer un contrat. ‘Wake Up’ marque le début de mon parcours actuel explique-t’il. Après sa signature sur le label Capitol, NF s’en est de nouveau remis au duo formé de Garcia et Profitt pour réaliser “Mansion”. “Le titre est une métaphore”, précise-t’il. ”Chaque chanson représente une pièce différente dans ma tête – avant de me surprendre et de pouvoir évoquer ma descente vers un endroit plus sombre”.

Le succès de l’album de NF fait grandir ses ambitions : il commence à enregistrer “Therapy Session” une semaine seulement après la sortie de “Mansion”. “’Therapy Session’ était littéralement comme un livre, réunissant les chapitres de ma vie actuelle”, dit-il. “C’était mon chemin vers la maturité, faite d’interrogations comme “pourquoi cela est arrivé ? ”. Et l’album apportait la réponse à ces questions”. Fidèle à son titre, “Therapy Session” est une exploration audacieuse de ses propres doutes, de ses relations malsaines et de sa relation au succès. Son point central, cependant, repose sur la douleur ressentie après avoir appris la mort de sa mère suite à une overdose. “Des chansons comme ‘How Could You Leave Us’ traite précisément de la mort de ma mère et ce, de manière très sincère”, confie-t-il. “Quand c’est arrivé, tous ces sentiments ont commencé à ressortir dans mes rimes. C’était éprouvant émotionnellement, mais d’une toute autre façon”.

“Therapy Session” est également l’occasion pour NF de pousser ses textes à leur paroxysme – allant jusqu’à parfois créer près de six variations de flow dans une même chanson, définissant ainsi parfaitement qui il était en tant qu’artiste : dans le titre éponyme, il s’exclame: “this isn’t music for people who sit in the pews and pray in churches.” (Cette musique n’est pas faite pour ceux assis sur les bancs, priant dans les églises). Avant “Therapy Session”, NF avait été casé comme un rappeur religieux. “Je suis chrétien mais je ne fais pas de la musique religieuse”, précise-t-il, “Vous n’allez pas toucher n’importe qui en adoptant qu’un seul point de vue”. Tout comme Rakim lorsqu’il embrasse ouvertement l’islam, ou les origines juives de Drake, NF prétend que sa foi n’est qu’une partie de sa complexe identité. “J’écris à propos de choses que je vis vraiment”, confirme NF. “Pas besoin d’être chrétien pour se sentir concerné”.

“Il y a quelque chose à propos de la musique qui la rend palpable”, poursuit-il. “Ressentir ces émotions dans la musique m’a inspiré à franchir le pas – tenter de devenir un artiste et en faire ma vie. J’ai une véritable passion pour la musique ; je ne me contente pas du suffisant. J’ai lancé des défis aux autres car j’aime être défié. Mettez-moi dans une pièce avec n’importe quel rappeur et je ferai honneur à ma musique tout en étant juste moi-même. Je suis là”.

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