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BENJAMIN SIKSOU

Ecoutez Benjamin Siksou sur Hotmixradio.

 

Album : « Au Chant Du Coq »

 

C’est l’histoire d’un jeune homme au visage à la légèreté ténébreuse. Il a 29 ans, est auteur compositeur. La France l’a vu en direct chanter les autres. Nouvelle Star 2008. Donny Hathaway, Bill Withers, Bashung. Finaliste. Médaille d’argent. Quand il chante, on devine assez rapidement qu’il a grandi avec le blues et la soul. Et beaucoup d’autres choses qui n’appartiennent qu’à lui. Et qu’il s’apprête à offrir au monde.
Il en a composé toutes les musiques, d’abord à la guitare. Les paroles, certaines, ont été co-écrites avec Pierre Grillet, Mahault Mollaret et Ben Mazué. “Pourquoi j’ai attendu 29 ans pour sortir mon premier album? J’ai mis du temps à comprendre qu’un chanteur, c’est d’abord des chansons. Je devais me construire un répertoire avant de vraiment me lancer.” C’est donc chose faite.
Il aime les petits bouts isolés, les idées oubliées, qui finissent par s’allier pour dessiner des chansons à la poésie de bitume, quand la pluie transforme les trottoirs en miroirs de l’âme. Son parcours est comme à l’envers, dans le désordre. Il est monté sur scène avant d’enregistrer un disque, il a joué de la guitare, chanté, sorti un EP mêlant l’anglais et le français, ses propres titres et des reprises. Il monte “Valise Blues” un spectacle au Festival d’Avignon. Il flirte régulièrement avec le septième art également. Il a joué, entre autres, dans “La vie d’Adèle” de Kechiche, “Ce n’est pas moi, les cheveux bleus”, dit-il, goguenard et “Trois Souvenirs de ma Jeunesse” de Desplechin, avec Sophie Marceau dans “La Taularde”.
Benjamin a aussi compris que la liberté se trouvait parfois dans la contrainte. L’album a été enregistré en 2016, aux Pays-Bas, à Wijdenes un petit village situé à une heure d’Amsterdam, dans une église du 15ème siècle complètement restaurée et transformée en studio. “C’était fabuleux”. Avec Reyn Ouwehand aux commandes, producteur qui a joué aux cotés de Benjamin Biolay, Vanessa Paradis, Stephan Eicher… En quatre sessions, pour, au final, huit semaines d’enregistrement et de mix.
Son premier album s’intitule AU CHANT DU COQ. C’est une carte d’identité sans filet, synthèse d’une existence, première pierre de son édifice à lui, acte fondateur et d’importance. C’est un disque pop (pour faire court car il contient bien des influences, bien des univers, bien des sentiments), de french pop comme il le dit en s’esclaffant, racé, fier et habité.
Résultat : Un disque qui n’appartient qu’à lui et qui a de quoi séduire bien des esprits. Après l’écoute, c’est comme si le temps avait accepté de freiner sa course. Benjamin Siksou est un jeune homme qu’on ne peut pas déchiffrer comme ça. Il est multiple, il est complexe, il doute le matin et gonfle le torse l’après-midi. Le contraire fonctionne également. Il a la beauté des gens qui savent dire non, des gens qui n’aiment pas précipiter les choses. De ceux qui ont grandi en écoutant la musique de l’âme. Son disque lui ressemble et c’est une très bonne chose.

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